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(Société Civile Média) – Les acteurs clés du projet « Engagement de la société civile pour la promotion de la Santé,  Droits  sexuels et  de  la  Reproduction  pour  Tous  au  Togo » disposent désormais d’un Guide de discussions communautaires sur les croyances, normes et sur la gestion des conflits en lien avec la jouissance de la Santé et Droits en matière de Santé Sexuelle et de la Reproduction (SDSR) pour tous. Le document a été validé au cours d’un atelier tenu les 17 et 18 juin à Lomé. La rencontre a également été l’occasion de former ces acteurs sur  l’utilisation de ce Guide.

A en croire son concepteur, le guide de discussions communautaires vise l’organisation des échanges avec les personnes influentes au sein des communautés togolaises, autour des normes et croyances défavorables à la jouissance de la SDSR par Tous et à la gestion d’éventuels conflits basés sur la stigmatisation et la discrimination sociale. Les discussions communautaires devront, à terme, aboutir à une transformation progressive  des stéréotypes sociaux et à un environnement social propice à la pleine jouissance des droits à la Santé Sexuelle et de la Reproduction par tous les Togolais sans discrimination.

« Ce Guide propose des mécanismes pour obtenir des changements de comportements dans différentes localités en vue d’amener les populations en général et certaines populations cibles à avoir accès et à jouir de leurs droits à travers l’utilisation des services appropriés de qualité », explique Dankom BAKUSA, consultant associé à l’élaboration du guide de discussion.

Comment mener les discussions communautaires et qui peut les mener ? Sur le premier aspect, le guide propose trois phases à savoir : la phase préparatoire, celle de mise en œuvre et la phase de suivie du dialogue.

« A la phase préparatoire, le guide décrit le choix des cibles, le choix des thèmes et le choix de la méthode. Au niveau de la mise en œuvre le document décrit étape par étape comment il faut introduire, animer, conclure et comment avoir la participation des acteurs. Et quand la discussion est finie, il y a des engagements que prend la communauté. Il faut donc faire un suivi pour voir si ses engagements sont tenus. Mais pour un bon suivi, il faut forcément quelqu’un qui est qualifié. C’est pourquoi le guide décrit le profil type d’un animateur de dialogue communautaire. Il doit être formé, connaitre le milieu où il doit mener la discussion et maîtriser la santé de la reproduction », souligne le consultant.

Ainsi donc, l’atelier de deux jours a été l’occasion de présenter  aux  24 acteurs et  parties  prenantes  clés  du  projet  la  version  provisoire  du  guide  de discussion communautaire et de recueillir leurs dernières contributions sur le document. Ceci a permis au consultant de les intégrer et de soumettre la version finale qui a été validée.

Par ailleurs, les 14 OSC membres du ‘Mouvement Pro-SSR pour Tous’  ont vu leurs capacités renforcer en vue d’une  meilleure compréhension et utilisation du guide. Il s’est agi de les accompagner à comprendre les  conditions et situations appropriées à l’utilisation de la démarche de discussion communautaire ; de les amener à se familiariser avec la démarche globale de réalisation d’une discussion ; de les accompagner à formuler les recommandations pour une utilisation efficiente du guide.

« Pour que ce document leur soit utile, il faudrait que les acteurs s’en servent à chaque fois qu’ils veulent faire une intervention afin de suivre les étapes. Mais s’ils ne s’en servent pas et continuent de fonctionner comme si le guide n’existait pas, alors il ne leur sera d’aucune utilité », a prévenu le consultant.

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