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(Société Civile Média) – Le monde connaît aujourd’hui un pic en ce qui concerne les migrations. Et la plupart des migrants sont des réfugiés qui ont fuit leurs pays d’origine en raison de contraintes économiques ou socioculturelles et surtout d’instabilités politiques. Mais avec les changements environnementaux qui menacent l’existence même de l’espèce humaine, les décennies à venir devraient connaître encore plus de réfugiés selon Sénamé Dodzi KOSSI, enseignant-chercheur et spécialiste des questions migratoires.

Les crises environnementales s’accélèrent du fait de l’action anthropique qui menace l’équilibre des écosystèmes. Ces crises se manifestent par la montée des eaux marines, les inondations, la sécheresse, toutes germes de beaucoup d’incertitudes. Les moyens de subsistance sont en train de prendre des coups apparemment irréversibles. Pour M. KOSSI, la migration environnementale risque de s’accélérer dans le monde si rien n’est fait. Et elle fera beaucoup de déplacés forcés.

« Les réfugiés des décennies à venir seront en grande partie des réfugiés climatiques. Nos ressources naturelles s’amenuisent et il faut apprendre à vivre avec », a-t-il indiqué la semaine dernière, lors de son intervention à la conférence-débat organisée par le bureau du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR-Togo) à l’occasion de la célébration des 75 ans de l’ONU.

Selon ce spécialiste, la question des réfugiés climatiques est un sujet assez important et il faut soutenir les populations face à ces changements qui sont inéluctables aujourd’hui. « Il faut renforcer la résilience des populations et construire des sociétés résilientes qui pourront s’adapter à ces contextes-là », a-t-il ajouté.

Profitant de cette tribune, l’enseignant-chercheur a plaidé pour les déplacés environnementaux qui n’ont pas encore de statuts au niveau de l’ONU malgré les actions des ONG.

 « On ne peut pas se passer de cette lutte. Elle est importante et je pense qu’il faut agir en renforçant les plaidoyers afin que, comme tout type de migrant, les réfugiés climatiques aussi disposent d’un statut qui les protège », a lancé Sénamé Dodzi KOSSI.

Jean de Dieu SOVON

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