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(Société Civile Média) – Coordonnateur de l’ONG Solidarité et Action pour le Développement Durable (SADD), Yves DOSSOU ne voit pas d’un bon œil le refus fait au Conseil Episcopale Justice et Paix (CEJP) d’observer les élections présidentielles du 22 février.

Tout en se disant surpris par la décision du ministre en charge de l’Administration territoriale, Payadowa BOUKPESSI, M. DOSSOU estime que ce refus créé des situations de suspicion en ce qui concerne la transparence et l’équité du scrutin.

« Nous sommes surpris de constater un refus de ce genre et c’est dommage que les choses se passent ainsi. Cela créé déjà des situations de suspicion en ce qui concerne la transparence et l’équité de ces élections. Le ministre doit savoir la force de l’église en matière de finance et de mobilisation. L’église catholique n’est pas Al Qaida. Elle fonctionne avec des institutions et agences de développement qui ont des moyens conséquents et qui peuvent financer les actions du CEJP », a indiqué Yves DOSSOU, interrogé par Société Civile Média.

D’après le coordonnateur de l’ONG SADD, le CEJP en tant qu’institution d’église, n’a pas besoin de fournir des preuves par rapport à ses financements avant d’observer une élection. Tout en indiquant que le ministère de l’Administration territoriale dispose de moyens pour contrôler les entrées et sorties des fonds de toute organisation, il estime ne pas comprendre pourquoi on refuse l’observation au CEJP.

Par ailleurs, Yves Dossou estime cette organisation CEJP n’a pas besoin de beaucoup de moyens financiers pour observer une élection.

« La preuve c’est quand on positionne les militants pour assurer le regard citoyen d’une élection. On ne paye rien du tout et pourtant ils font bien le travaille. Aujourd’hui avec les réseaux sociaux, on peut se connecter pour envoyer les résultats. Donc le CEJP n’a pas besoin de 100, 200 ou 300 millions de Fcfa pour faire l’observation des élections. Avancer cette question de financement de l’observation est un argument pour écarter cette organisation », souligne Yves Dossou. Et de conclure que « la couverture de 9000 observateurs inquiète parce que c’est presque la totalité des bureaux de vote qui sera observée, permettant ainsi de mettre à nu tout ce qui pourrait constituer des incohérences et irrégularités ».