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(Société Civile Média) – La réponse apportée par les autorités togolaises à la manifestation initiée le 28 février par Monseigneur KPODZRO n’est pas du goût du Réseau Ouest Africain des Défenseurs des Droits Humains (ROADDH) et de la Coalition Togolaise des Défenseurs des Droits Humains (CTDDH).

Dans un communiqué rendu public lundi 2 mars, les deux organisations dénoncent « une répression contraire aux dispositions spécifiques des Lignes Directrices sur la liberté d’Association et de Réunion en Afrique adoptées en 2017 par la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, et du Code de Conduite pour les Responsables de l’Application des Lois des Nations Unies du 17 décembre 1979 (résolution 34/169) ».

Tout en souhaitant souhaitent un prompt rétablissement aux victimes de cette manifestation, le ROADDH et la CTDDH appellent les autorités en charge de la sécurité des personnes et des biens au Togo à « agir avec beaucoup de professionnalisme » dans l’encadrement des manifestations sur le territoire national.

Par ailleurs, le ROADDH et la CTDDH invitent l’Etat du Togo à trouver une solution conforme à ses engagements internationaux en droits de l’homme face à la crise post-électorale qu’il traverse.

Le ROADDH a pour mission de contribuer à bâtir une Afrique de l’Ouest respectueuse des droits humains et où les défenseurs des droits humains mènent avec art et professionnalisme leurs actions de promotion et de protection des droits humains.

La CTDDH est un regroupement de vingt organisations reparties dans les cinq régions du Togo dont l’objectif est la protection des Défenseurs des droits de l’homme.