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(Société Civile Média) – Alors que très peu d’avancées en matière de développement ont été notées dans plusieurs collectivités territoriales un an après les élections locales, des voix s’élèvent pour appeler les élus locaux à plus de responsabilité. A l’ONG-IJD (Initiatives des Jeunes pour le Développement), on estime que les Maires et autres élus ne doivent pas attendre d’être appuyés par l’État pour la réalisation de leurs projets de développement local. Pour leur faciliter la tâche, Pascal AGBOVE leur propose l’intercommunalité.

« Vous ne devriez pas trop compter sur les moyens de l’État pour la réalisation de vos projets de développement local, il vous faut une bonne politique de mobilisation de ressources propres », indique Pascal AGBOVE, Directeur exécutif de l’ONG-IJD.

Pour cet expert en décentralisation et politique de développement, il y a nécessité, pour les élus, de réduire les charges de fonctionnement au profit de celles d’investissement.

« Ne vous limitez pas essentiellement aux tâches administratives, engagez-vous plus pour le développement en entreprenant des initiatives relevant des domaines de compétences des Collectivités Territoriales. Les actions à mener doivent s’inscrire dans une vision partagée par les principaux acteurs de la commune », préconise-t-il, tout en les appelant à privilégier une démarche participative et inclusive.

Étant donné que la plupart des communes sont de petite taille et ne disposent pas de capacité de mobilisation de ressources endogènes suffisantes, l’expert en décentralisation estime qu’il  serait plus profitable pour les Maires et autres élus, de mettre au point, dans un bref délai, l’intercommunalité.

« Ce système consistera à regrouper les communes par préfecture, sauf les communes des préfectures du Golfe et d’Agoènyivé qui forment déjà une intercommunalité. Ce regroupement permettra aux élus locaux d’entreprendre certaines actions ensemble afin de réduire ou de partager les coûts des investissements à réaliser », explique-t-il.

M. AGBOVE invite par ailleurs les élus au respect des procédures de passation des marchés publics qui, selon lui, doit demeurer un impératif étant donné qu’ils seront soumis au contrôle par les différents services de l’État ainsi que les citoyens.

Pour les prises de décisions, l’expert encourage les maires à privilégier le compromis au lieu du vote et les exhorte surtout à ne pas imposer les décisions des formations politiques dont ils sont issus aux autres élus. Ceci afin d’éviter des frustrations qui entraîneraient des conflits inutiles.

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