(Société Civile Média) – Le retrait de l’accréditation de la Concertation Nationale de la Société Civile du Togo (CNSC-Togo) à trois jours des présidentielles du 22 février dernier n’est pas du goût du gouvernement américain. Dans un communiqué rendu public mercredi 26 février, les USA se disent « préoccupés par les efforts d’observation limités », notamment la décision décevante de la CENI de révoquer l’accréditation d’une organisation de la société civile neutre accompagnée par les Etats-Unis en vue d’observer le processus électoral.

« L’observation des élections et la participation active de la société civile apportent crédibilité, transparence et intégrité au processus électoral. Ne pas permettre leur pleine participation était une occasion manquée pour le gouvernement et le peuple », peut-on lire dans cette note de l’ambassade des Etats-Unis au Togo.

Alors qu’elle avait, dans un premier temps été autorisée à observer les élections présidentielles du 22 février, la CNSC-Togo a vu son accréditation finalement annuler par la Commission Electorale Nationale Indépendante d’après qui cette organisation « est en train de s’apprêter à mener une activité d’ingérence dans le processus électoral à des fins ignorées ».

Par ailleurs, des employés du National Democratic Institute (NDI), une organisation américaine qui promeut la démocratie dans le monde, ont été refoulés du sol togolais et ont vu leurs ordinateurs saisis alors qu’ils venaient apporter leur appui technique à leur partenaire, la CNSC-Togo.

Avant la CNSC-Togo, le Conseil Episcopal Justice et Paix (CEJP) de l’Eglise catholique n’avait pas été autorisé à observer les présidentielles.

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