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(Société Civile Média) – Alors que les femmes des préfectures de la Kozah, Binah et Doufelgou sont très peu représentées dans les sphères de prises de décision, l’ONG Institut d’Etudes et de Renforcement des capacités dans la Lutte contre la Pauvreté (IRLEP) veut contribuer à renverser cette tendance. C’est dans ce cadre qu’elle a initié le Projet de promotion des femmes et des jeunes filles dans les montagnes kabyè et des environs (PPFF-MOK).

Ce projet, lancé en juillet dernier, entend développer chez les acteurs locaux des préfectures susmentionnées l’esprit d’insertion des femmes et des jeunes filles dans la vie publique, politique et dans la gestion des affaires locales et l’amélioration de leur statut. D’après les responsables de l’ONG IRLEP, l’initiative entend également susciter l’engagement et l’implication des femmes et des jeunes filles elles-mêmes dans des actions de lobbying et de plaidoyer pour leurs propres causes et leur affranchissement des obstacles. En 7 mois, le projet  va  toucher environ 36500 personnes des préfectures de la Kozah, Binah et de Doufelgou.

Deux ateliers de formation organisés par IRLEP vendredi 14 août ont permis aux participants, notamment les leaders d’opinion des préfectures bénéficiaires de réfléchir sur les concepts d’égalité de genre et enjeux des montagnes kabyè et sur la mise en place d’un cadre global de concertation multi acteurs. La rencontre a  également été l’occasion de faire une évaluation à mi-parcours du processus de mise en œuvre du projet et des résultats obtenus.

« Malgré leur supériorité numérique, les femmes togolaises sont moins représentatives dans les sphères de décisions. Elles sont également victimes de plusieurs formes de discriminations et de violences à cause de la méconnaissance des textes en vigueur sur l’égalité genre et les droits des femmes et des filles par des communautés. Les leaders d’opinion doivent être mis au courant de ces textes et les maîtriser pour enfin donner aux femmes de leurs communautés la chance d’apporter leur véritable contribution au développement de leur milieu », a indiqué Ouma Yana Awaté, directrice exécutive de l’ONG IRLEP.

Les ateliers, il faut le rappeler, ont été organisés en partenariat avec le Programme de Consolidation de l’Etat et du Monde Associatif (Pro-CEMA) avec l’appui financier du Fonds Européen de Développement (FED).