Posted on

(Société Civile Média) – Mis en place depuis 2013, le Collectif des avocats du CACIT a, à travers plusieurs actions, œuvré pour la défense des droits des victimes de violation de droits de l’Homme. Toutefois, plusieurs défis et challenges restent à relever dans le futur. L’organisation entend donc travailler au renforcement du cadre de collaboration avec son pool d’avocats pour redéfinir les meilleures approches devant contribuer à l’atteinte des objectifs visés.

C’est la raison qui explique le dîner-débat initié le 18 septembre dernier par le Collectif des Associations Contre l’Impunité au Togo avec les membres de son collectif d’avocats et en collaboration avec Pain Pour Le Monde (PPLM). La rencontre a été pour cette organisation l’occasion d’échanger avec les 9 membres du collectif (sur le plan national) sur le bilan de la collaboration, les bonnes pratiques, les défis et perspectives.

Vue partielle des participants à la rencontre

En effet, en  2013,  grâce à la collaboration avec le collectif d’avocats, 33 plaintes pour violation des droits humains ont été déposées devant les juridictions nationales, mais n’ont donné lieux à aucune instruction ni décision rendue.

Aussi, depuis 2011, 16 requêtes ont été déposées devant la Cour de justice de la CEDEAO.  De ces requêtes, 5 décisions ont été rendues dont 3 procès gagnés, 1 procès perdu et un autre dont le requérant s’est rétracté.

« Il y a lieu de relever que le collectif des avocats a rencontré différents challenges, dans le cadre de l’assistance aux victimes de violations des droits de l’Homme. Au plan national, aucune plainte n’a été instruite malgré les différentes relances aux juges d’instruction. Au surplus, la préoccupation reste entière dans la lutte contre l’impunité au Togo et des violations des droits de l’Homme », indique Me Claude AMEGAN, président du CACIT.

Claude Amegan, lors de son intervention au cours

Au regard des défis qui restent à relever, il s’est agi, au cours du dîner-débat, de redéfinir, avec les avocats, les approches et stratégies en vue de contribuer à mieux lutter contre l’impunité et les violations des droits de l’Homme. Les participants ont exposé et débattu sur  les dossiers des victimes de violation des droits de l’Homme et de torture et autres peines ou traitements cruels et inhumains. Aussi, de nouvelles stratégies ont été définies pour le  renforcement de l’accompagnement des victimes.

Il faut rappeler qu’en plus des 9 avocats du Togo, le collectif compte également 2 autres avocats au plan international.