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(Société Civile Média) – Sa voix porte très peu et ses opinions ne sont souvent pas prises en compte dans les sociétés africaines, considérées comme patriarcales et donc fondées sur la détention de l’autorité par les hommes. Mais que ce soit au Togo ou ailleurs, la jeune fille a un rôle déterminant à jouer dans le développement de son pays. Un aspect sur lequel Voie éclairée des Enfants Démunis (VED) et Coopérative Jeunesse (CJ) ont bien voulu attirer son attention.

C’était lors d’une table-ronde organisée samedi 18 juillet à Lomé autour du thème « Le rôle et la place de la jeune fille comme acteur de développement de la société ». il s’agissait pour les deux organisations initiatrices de cette rencontre d’attirer l’attention des jeunes filles sur la mission qui devrait être la leur et la façon dont elles doivent impacter leur société.

Pour Laure AMOUSSOU-AMANA, modératrice et présidente de l’Alliance Globale pour la Protection de l’Enfant et de la Femme (AGPEF), la responsabilité de l’homme est très importante et déterminante pour que la fille soit une actrice de développement. Et dans nos sociétés patriarcales où les bases sont déjà établies et les rôles assignés, la jeune fille, femme de demain, ne peut être une vraie actrice de développement sans l’implication des hommes.

«  Nous sommes dans une société patriarcale où ce sont les hommes qui ont le pouvoir. Il faut qu’ils comprennent que la femme est un acteur d’entraide pour l’épanouissement de la famille. Ils doivent collaborer car l’égalité genre n’est pas seulement une affaire de fille mais de nous tous », souligne Mme AMOUSSOU-AMANA.

Vue partielle des participantes à la rencontre

Si toutes les générations doivent s’impliquer dans ce combat, la génération actuelle doit y jouer un rôle crucial et être une génération de transition pour l’avènement de cette société où la jeune fille peut jouer pleinement son rôle d’actrice de développement.

« La jeune fille doit s’assumer, avoir confiance en elle, reconnaître ses potentialités et les mettre en valeur. Elle a plusieurs rôles à jouer dans la société et ne devrait pas seulement se limiter à être une épouse et une mère », indique Essi Sylvie AMEGANVI, participante.

Pour Hayate AYEVA, une autre participante à la rencontre, une fille est une force libre et inarrêtable, capable de s’introduire dans les métiers traditionnellement masculins et de s’autofinancer. Et de saluer les initiateurs de la table-ronde qui, selon elle est très instructive.

« Il nous faut organiser plus fréquemment des table-rondes comme celle-ci et avec les plus influentes femmes du pays. Cela permettra à nous jeunes de nous orienter et de promouvoir le leadership féminin », a-t-elle confié.

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