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(Société Civile Média) – L’association Famille Engagée pour le Développement Inclusif en Afrique (FEDIA) a un nouveau Conseil d’administration. Une nouvelle équipe de 7 membres mise en place à l’issue d’une Assemblée générale ordinaire tenue le samedi 7 mars. La rencontre a également été pour FEDIA l’occasion de commémorer par anticipation la Journée internationale des droits des femmes sous le thème « Je suis de la génération égalité : Levez vous pour les droits des femmes ».

C’est Madame Pialo PADAYODI qui a été élue présidente du nouveau Conseil d’administration de FEDIA à l’issue d’un vote qui a réuni l’ensemble des membres à l’hôtel Seko Cristal à Lomé, la capitale togolaise. Une façon pour FEDIA de valoriser le potentiel des femmes qui composent l’association et qui jouent un rôle non négligeable dans sa vie.

Les 7 membres sont élus pour deux ans, renouvelable une seule fois.

Table d’honneur de la rencontre

Désormais dotée d’un nouveau Conseil d’administration, FEDIA se fixe comme objectif prioritaire de mobiliser des ressources financières pour la réalisation des activités inscrites dans son agenda pour 2020.

« La priorité est de mener des actions d’envergure en faveur des personnes vulnérables et démunies, le but étant de ne laisser personne pour compte », explique Délali APEGNOWOU, Directrice exécutive de l’association.

L’Assemblée générale ordinaire a également permis à l’association de présenter son rapport moral et financier de l’exercice 2019.

Amener les femmes à mieux défendre leurs droits

Ce fut l’autre objectif de la rencontre de samedi. Outre le renouvellement de son Conseil d’administration, FEDIA a commémoré par anticipation la Journée internationale des droits des femmes célébrée le 8 mars. Le message principal était d’appeler les femmes aussi bien togolaises que d’ailleurs à se lever pour exiger leurs droits.

« Le message n’est pas à la violence ni à a désobéissance comme le pensent souvent certains, non. Il s’agit plutôt d’amener les femmes à connaître leurs droits et devoirs et à les faire respecter pour le développement de l’humanité », explique la Directrice exécutive de FEDIA.

Vue partielle des participants à la rencontre

Venues nombreuses, les femmes de l’association ont été davantage outillées sur leurs droits et devoirs. Elles ont également reçu des notions qui leur ont permis de cerner le concept de la génération égalité.

« La Journée internationale des droits des femmes ne doit pas être une journée festive. C’est plutôt une journée d’action, de sensibilisation et de prise de conscience pour que les femmes se lèvent et revendiquent leurs droits parce que personne ne le fera à leur place. Le thème de la journée est un thème très large qui nous appelle à certaines exigences telles que la promotion de la parité salariale, le partage égal du travail domestique, la fin du harcèlement sexuel et de toutes les formes de violences faites aux femmes et aux filles, les services de soin de santé répondant aux besoins des femmes, la participation égale des femmes à la vie politique et à la prise de décision dans tous les domaines, que ce soit sur le plan économique, sociale ou politique », a indiqué Bella HONKOU, présidente de l’association Coude à Coude pour le Développement au Féminin (CCDF) et une des panélistes de la rencontre. Sa communication a porté sur les droits des femmes et la génération égalité. Ce concept, il faut le noter, est une campagne lancée par les Nations Unies plus précisément ONU Femmes, pour marquer le 25è anniversaire de la rencontre de Beijing. Cette rencontre a été un tournant très important dans la lutte pour les droits des femmes.

Pauline DA-COSTA, présidente de l’ONG Sourire des Peuples, a de son côté convié les femmes à plus s’impliquer dans la revendication de leurs droits, invitant celles qui n’ont pas fait de longues études ou qui n’en ont pas fait du tout à ne pas être complexées.

« On n’a pas nécessairement besoin d’aller à l’école pour se battre pour ses droits. Etre instruite, c’est bien, mais même si vous ne l’êtes pas cela ne vous empêche pas de vous impliquer et de vous battre pour ce qui doit vous revenir », leur a-t-elle lancé.

« Nous saluons l’initiative de FEDIA parce que celui qui ne connait pas ses droits ne peut pas les revendiquer. Il faut donc lutter contre l’ignorance de cette notion dans toutes nos communautés. Dans chaque communauté il faut arriver à identifier tous les facteurs qui aliènent les femmes. Et ceci doit commencer par les contrées les plus reculées pour permettre à chaque femme d’aller à la connaissance de ses droits », souligne de son côté Honorine HONKOU, présidente de la COFET, invitée pour la circonstance.

L’AGO, il faut le rappeler, a été ouverte par Soilo MAMAH IDRISSOU, Vice-président du Conseil Supérieur de la Société Civile du Togo (CSSC-Togo), faîtière dont l’association FEDIA est membre fondateur.

La trentaine d’organisations de la société civile qui ont pris part à cet événement n’ont pas manqué de saluer l’initiative.

Photo de famille à la fin de l’AGO

Bref aperçu sur l’association FEDIA

Créée en février 2013 par trois volontaires togolais, FEDIA se dénommait à l’époque la Féminine de Lutte contre les Maladies Chroniques (FELUMAC). Comme l’indique sa dénomination, l’association était féministe et ses actions prioritaires étaient relatives aux maladies chroniques dont le cancer, le VIH Sida, le diabète et les violences faites aux femmes.

Toutefois, ses actions de promotion du genre, d’éducation, d’éducation à la citoyenneté, d’organisation-formation des groupements e femmes, d’alphabétisation des adultes et l’adhésion de nouveaux membres ont conduit le conseil d’administration et l’assemblée générale à procéder au changement de dénomination, rendant plus inclusifs ses champs d’action. FELUMAC devient dès lors FEDIA.

Le siège de l’organisation se trouve à Adéticopé, banlieue nord de Lomé.