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(Société Civile Média) – Après les délégués syndicaux, formés il y a deux semaines comme pairs sensibilisateurs sur le Covid-19, c’est au tour des délégués du personnel des entreprises de la Zone Franche du Togo de renforcer leurs capacités sur les recommandations de l’OIT (Organisation Internationale du Travail) face au coronavirus dans le monde du travail. La rencontre, initiée par l’ONG Solidarité Action pour une Développement Durable (SADD), visait à assurer la protection sociale et la sécurité de l’emploi des travailleurs face à la pandémie.

La formation, qui s’est déroulée du 25 au 26 avril dernier à Lomé, vient en soutien des mesures prises par le gouvernement togolais pour soutenir les entreprises, préserver les emplois et accompagner les travailleurs dans le contexte du COVID-19. Elle a été organisée en collaboration avec la cellule Togo du Conseil du Travail et du Dialogue social de l’UEMOA et la Direction Générale du Travail.

15 délégués du personnel dont 3 femmes et 11 jeunes venant de plusieurs entreprises de la Zone franche (Sofanat, Mibem, Polypack, Sofina, Amina, Sivop-Togo, GIT et Dodo Cosmétiques) y ont pris part.

La formation a permis à l’ONG SADD de renforcer les capacités des délégués du personnel sur la sécurité de l’emploi et son implication dans le contexte du COVID-19. Il s’est agi également d’amener les participants à s’approprier deux choses très importantes dans le contexte actuel : d’abord les recommandations de l’OIT sur la sécurité de l’emploi face au coronavirus, puis les nouvelles formes d’organisation du travail face à la pandémie pour éviter les chômages techniques et les licenciements collectifs à grandes échelles.

La rencontre a enfin servi à évaluer les mesures prises dans les entreprises par rapport à celles gouvernementales pour lutter contre le COVID-19.

« En plus d’être une crise sanitaire, la pandémie actuelle a des répercussions sur plusieurs secteurs dont celui du travail. La situation risque d’être dure pour les acteurs du monde du travail, particulièrement dans les pays en développement comme le Togo si rien n’est fait très rapidement. Comme le recommande le Bureau International du Travail, il faut ‘‘agir vite, ensemble et avec détermination’’, afin de prendre ‘‘des bonnes mesures d’urgence qui peuvent faire la différence entre survie et effondrement’’. C’est ce qui explique la tenue de cette formation », a indiqué Yves DOSSOU, Coordonnateur de l’ONG SADD.

Trois communications ont meublé la rencontre. La première a porté sur « la sécurité de l’emploi et la protection sociale des salariés dans le contexte du Covid-19. La deuxième concerne « les réponses aux questions récurrentes des acteurs de l’entreprise dans le contexte du travail lié au coronavirus », et la troisième a été axée sur « les formes alternatives d’organisation du travail dans le contexte de la pandémie ».

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