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(Société Civile Média) – Quel avenir voulons-nous créer à l’horizon 2045 ? Sommes-nous sur la bonne voie ? Dans un contexte marqué par le Covid-19, quelles initiatives mettre en œuvre pour atteindre nos objectifs ? Le bureau local du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Refugiés (HCR-Togo) a bien voulu profiter de la célébration des 75 ans de l’ONU pour trouver des réponses à ces trois questions considérées comme essentielles. Ce fut lors d’une conférence-débat à laquelle ont été conviés de jeunes réfugiés et Togolais jeudi 13 août à Lomé.

L’objectif de cette initiative, placée sous le thème « Inclusion des jeunes réfugiés dans le dialogue sur la résolution des problèmes mondiaux à l’horizon 2045 », est de recueillir des approches de solutions des jeunes réfugiés et jeunes togolais aux problèmes mondiaux et des propositions visant à contribuer à un monde meilleur à l’horizon 2045.

« Le HCR-Togo a organisé cette conférence-débat pour pouvoir inclure les réfugiés, notamment les jeunes, dans ce débat qui les concerne aussi. Ce sont des personnes qui ont quitté leurs pays pour trouver asile dans un autre. Nous avons donc jugé bon qu’elles ne soient pas en marge de ce débat. Raison pour laquelle nous les avons réunis ce matin avec d’autres togolais », explique Mme Monique Edo ATAYI, cheffe de bureau du HCR Togo.

La cheffe de bureau du HCR Togo avec une partie des participants à la rencontre

A en croire Mme ATAYI, la voix des réfugiés compte. Mieux, elle est importante dans la recherche de solution aux problèmes mondiaux à l’horizon 2045 car, selon elle, ce qui les a contraints à fuir leur pays fait partir des fléaux que nous vivons dans le monde actuel.

Quatre sous-thèmes ont été débattus au cours de cette rencontre qui a permis à des spécialistes de chaque domaine de dresser un état des lieux, afin de penser aux différentes solutions possibles liées aux fléaux qui contribuent à la situation actuelle que traverse la planète. Il s’agit notamment de la pauvreté ; les conflits et violences ; les inégalités et les crises migratoires. Cette crise est la conséquence directe des trois autres fléaux, selon Docteur Sénamé Dodji KOSSI, enseignant chercheur et spécialiste des questions migratoires.

« La mobilité humaine ou la migration a toujours été un phénomène social.Mais, de nos jours, des contraintes, notamment politiques, économiques, sociales ou culturelles sont les facteurs des crises migratoires », a-t-il fait savoir.

Dr Senamé Dodji KOSSI lors de son intervention

Pour M. KOSSI, les pays d’origine des migrants sont pour la plupart des pays instables, qui ont connu des conflits et ont du mal à s’en sortir, créant ainsi des instabilités politiques. La montée de l’extrémisme accompagnée d’insécurité totale dans ces zones, obligent les populations à se déplacer pour des horizons plus sécurisants. En guise de solution, l’intervenant estime qu’il faut couper le mal à la racine.

« Sur le plan politique, il faut arriver à construire des institutions fortes, bâtir des gouvernances vraiment démocratiques, stabiliser les pays et renforcer les sécurités. Sur le plan économique, il faut former les jeunes, leur donner de nouvelles perspectives d’avenir car personne n’accepte rester dans la pauvreté », a proposé le docteur Sénamé Dodji KOSSI.

 « C’est l’occasion pour nos autorités de changer leurs politiques de gouvernance. Pour nous jeunes acteurs de la société civile, il faut continuer à  sensibiliser nos paires sur les voies légales de migration », a lancé un participant.

Ils sont au total 10 jeunes réfugiés étudiants et 11 jeunes togolais aux côtés des 4 spécialistes à prendre part à cette rencontre.

Jean de Dieu SOVON

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