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(Société Civile Média) – Engagé, comme d’autres organisations, dans la lutte contre la propagation du coronavirus, le Collectif des Associations Contre l’Impunité au Togo (CACIT) a, à ce jour, doté six centres de détention en matériels de prévention et de protection contre le covid-19. L’information a été donnée mercredi 20 mai par les responsables de cette organisation lors d’une conférence de presse bilan relative au monitoring des droits de l’homme et à l’accompagnement pour la lutte contre la pandémie depuis le début de l’état d’urgence sanitaire.

La prison civile de Lomé et de Tsévié, la Brigade pour Mineurs, le cabanon et deux lieux de garde vue, notamment la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ) et le Commissariat Central de Lomé (CCL), ont pu bénéficier, les 14, 15 et 30 avril 2020, de ces matériels composés de cache-nez, de dispositifs de lavage des mains, de savons liquides, de gels hydro-alcooliques.

En plus de ce geste, le CACIT a organisé des actions de sensibilisations pour le respect des mesures préconisées par le gouvernement et l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).  Il a également produit et vulgarisé des outils de sensibilisations.

Les droits de l’homme étant son principal domaine, le CACIT, au lendemain de l’annonce faite par le président de la République, décrétant l’état d’urgence sanitaire pour une durée de 3 mois, a mis en place un Mécanisme d’Alerte Précoce (MAP) consistant en un dispositif de monitoring et d’opérationnalisation de l’observatoire nationale de prévention et de lutte contre la torture au Togo.

Grâce à ce mécanisme et à son dispositif de monitoring, le Collectif a pu collecter au total 19 cas d’allégations de violation des droits de l’Homme dont 11 cas documentés et traités. Parmi eux, on note 3 cas d’atteintes à l’intégrité physique à Lomé, 2 cas dans la préfecture des Lacs (Dévikinmé), 4 dans la Région des Plateaux plus précisément dans la préfecture d’Akébou et 2 décès.

Par ailleurs, de tous les cas documentés, 4 ont bénéficié de l’assistance médicale urgente. De même 4 plaintes ont été rédigées dont une déposée auprès du Cabinet du Procureur de la République en la date du 12/05/2020, enregistrée sous le numéro N°03560, avec requête aux fins d’autorisation à pratiquer une autopsie sur le corps du feu GUELI Kossi décédé le 13 avril 2020.

Aussi, deux appels urgents ont été adressés aux experts et rapporteurs spéciaux des Nations Unies et de la Commission Africaine. Une lettre de plaidoyer a été envoyée par l’organisation le 30 avril à l’UNICEF, aux Gardes des Sceaux, à la CNDH (Commission Nationale des Droits de l’Homme) et au Ministère des Droits de l’Homme.

Le CACIT a en outre initié une rencontre avec les autorités. Cette rencontre a contribué à la libération de 14 enfants de la Brigade pour mineurs.

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