Posted on

(Société Civile Média) – Dans les Savanes, les femmes pèsent beaucoup dans la prise en charge des besoins de leurs familles. Mais la pandémie du coronavirus est venue paralyser leurs différentes activités, engendrant la précarité et des conséquences sur leur vie sociale et sanitaire. Au REFED/S (Réseau des Femmes pour le Développement de la région des Savanes), on s’active pour leur permettre de relancer rapidement leurs activités socio-économiques. Un atelier organisé par le Réseau le 18 juillet dernier a été l’occasion de mener des réflexions dans ce sens.

Dans la région des Savanes, l’économie est en grande partie basée sur l’agriculture, également secteur d’activités de beaucoup de femmes. Mais avec la fermeture des frontières et l’interdiction des voyages engendrés par le coronavirus, nombreuses sont les femmes qui n’arrivent plus à écouler leurs produits agricoles et vivent dans la précarité.

« Les conséquences ne se sont pas attendre, puisqu’à cause de l’arrêt des activités, beaucoup de femmes n’arrivent plus à nourrir leurs familles », explique Conforte KABISSA-LAMBONI, Coordinatrice du REFED/S.

En plus de ne pas pouvoir subvenir aux besoins de leurs familles, les femmes sont exposées à la précarité menstruelle liée à leur morphologie féminine stressée, puisqu’elles doivent choisir entre manger et acheter des protections hygiéniques,

« Elles utilisent alors plusieurs techniques telles que l’utilisation des vieux chiffons ou morceaux de pagnes pour se protéger périodiquement et sont alors exposées aux infections vaginales récurrentes qui seront susceptibles d’avoir à la longue des conséquences sur leur santé de reproduction. Les mêmes vieux pagnes sont aussi utilisés comme bavettes de protection faciales, augmentant ainsi les chances de contamination du COVID-19 », déplore Mme KABISSA-LAMBONI.

Au vu de ces constats, il fallait réfléchir à des actions concrètes de développement qui seront menées, afin de permettre la relance des activités économiques de la région pour un bien-être pour toutes et pour tous. Dans le cadre de son projet « Actions urgentes contre la propagation du COVID-19 dans la région des Savanes au Togo : les femmes s’investissent dans 33 communautés frontalières au Burkina Faso, Ghana et Bénin », financé par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), REFED/S a donc initié samedi 18 juillet à Dapaong un atelier de réflexion sur la relance des activités socio-économiques des femmes des Savanes pendant et après le COVID-19.

La rencontre, qui constitue une des 7 activités du projet, visait à appuyer la quinzaine de participantes et participants à faire la situation des conséquences du coronavirus dans la région des Savanes. Il s’agissait également d’anticiper sur les conséquences d’après la pandémie dans la région des Savanes en proposant des pistes de solutions de relance des activités socio-économiques des femmes.

« La rencontre nous a aussi permis de faire des recommandations à l’endroit du gouvernement, des Partenaires Techniques et Financiers pour faire face à la pauvreté accentuée dans cette région. Nous y avons également pris des résolutions pour accompagner les femmes dans leurs activités socio-économiques », précise la Coordinatrice du REFED/S.

Le projet, il faut le rappeler, prévoit également entre autres la sensibilisation et la conscientisation des populations des 33 cantons ciblés, ainsi que la remise de 330 kits alimentaires (composés de riz, haricot, huile) aux familles vulnérables identifiées dans ces cantons. 66 dispositifs de lavage des mains complets seront aussi implantés dans les 33 marchés des cantons ciblés.

Abonnez-vous à  notre newsletter pour avoir toutes nos publications