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(Société Civile Média) – Interpellée par certains qui l’accusent d’avoir gardé le silence alors que se multiplient des bavures dans le cadre du couvre-feu instauré pour éviter la propagation du coronavirus, la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) réagit.

Tout en indiquant que son institution n’a pas croisé les bras, Nakpa Polo, présidente de la CNDH, estime que le plus important n’est pas de dénoncer. Il s’agit surtout, selon elle, de travailler pour mettre un terme à cette situation.

« Dénoncer pour dénoncer n’est pas une fin en soi. C’est mettre fin à la violation qui est la finalité. La CNDH ne dénonce qu’après épuisement de toutes les voies de recours, tel que souligné dans les articles 40 et 41 de la loi organique », a confié Nakpa Polo dans une interview accordée à Ici Lomé.

Nakpa Polo a par ailleurs tenu à préciser que la Commission a mis en place un observatoire est chargé de répertorier toutes les allégations de violations des droits de l’homme en lien avec la gestion de l’état d’urgence sanitaire afin de faire des recommandations à l’Etat pour une meilleure protection des droits de l’homme en cette période d’exception.

« Les antennes régionales de la CNDH qui sont les points focaux, sont aussi mises à contribution. Elles doivent recenser et transmettre sans délai à l’observatoire les allégations de violation des droits de l’homme collectées durant cette période. La Commission met aussi à contribution certaines organisations de défense des droits de l’homme (ODDH) pour un partage d’informations dans la mise en œuvre de ce mécanisme », précise-t-elle, tout en remerciant les organisations des droits de l’homme concernées pour leur adhésion à cette initiative et leur collaboration.

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