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(Société Civile Média) – Hasard ou coïncidence ? Une chose est sûre, à l’Association Nos Années de Vie (ANAVIE), la nouvelle tombe à pic. Alors qu’est célébrée, ce jeudi 1er octobre, la Journée internationale des personnes âgées, son président, Jean-Paul EKUHOHO, vient d’être nommé Membre Expert du groupe de travail de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples sur les questions des personnes âgées et des personnes vivants avec un handicap. Une nomination qui vient récompenser son engagement, depuis plusieurs années, en faveur de la promotion des droits des personnes de 3ème âge et sur laquelle il revient dans cette interview accordée à Société Civile Média. M. EKUHOHO en profite pour appeler les séniors à la prudence en cette période de pandémie. Cette interview est accordée dans le cadre de la célébration du 1er Octobre. Lisez plutôt !

 

Jean-Paul EKUHOHO, vous avez été nominé il y a quelques jours en qualité de  Membre Expert du groupe de travail de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples sur les questions des personnes âgées et des personnes vivants avec un handicap. Une bonne nouvelle. Quels sentiments vous animent après cette nomination ?

D’abord un sentiment de gratitude envers Dieu, et en même temps une grande responsabilité que je vois venir quand je mesure la portée de la mission et de l’acte de ma nomination.

Qu’est-ce qui a milité en faveur de cette nomination ?

En toute humilité, je ne saurai le dire. J’ai répondu à un appel à candidature internationale, certainement l’aboutissement d’un long processus dans un contexte de crise sanitaire au Covid-19. Cette pandémie continue de faire des victimes en grand nombre chez les personnes vulnérables, particulièrement les personnes âgées. Ma nomination est sans doute une reconnaissance internationale des efforts faits au Togo pour l’amélioration continue du cadre d’exercice des droits des personnes vulnérables à travers les actions de notre organisation, ANAVIE (Association Nos Années de Vie) et ses partenaires.

Quel est désormais la charge qui vous revient en votre qualité de  Membre Expert du groupe de travail de la commission africaine des droits de l’homme et des peuples sur les questions des personnes âgées et des personnes vivants avec un handicap ?

La charge qui me revient rentre dans le cadre du mandat confié au Groupe de travail, ainsi que sa mission qui se résume principalement à six points, notamment sensibiliser les États parties à la signature et à la ratification des deux protocoles à la charte Africaine des Droits de l’Hommes et des Peuples relatifs aux personnes âgées et Handicapées ; rédiger un document de conception à examiner par la Commission africaine ; faciliter et diligenter des recherches comparatives sur les différents aspects des droits humains des personnes âgées et des handicapés sur le continent, en particulier leurs droits socioéconomiques ; procéder à la collecte de données statistiques sur les personnes âgées et les handicapés pour favoriser une meilleure prise en compte de leurs droits dans les politiques et programmes de développement des États parties ; identifier les bonnes pratiques en vue de leur duplication et enfin de produire à la Commission Africaine un rapport circonstancié sur ses activités à l’occasion de chaque session ordinaire.

En ma qualité de membre expert, je dois notamment suivre et noter tous les développements relatifs à la situation des personnes âgées et des personnes handicapées d’abord dans mon pays, puis en Afrique et dans le monde en général et contribuer à des sujets de réflexions sur les questions des droits personnes âgées et Handicapées en Afrique.

De façon générale, que pourrait apporter cette nomination à la situation des personnes âgées et celles vivant avec un handicap au Togo ?

D’abord en tant que Togolais, cette nomination est une opportunité pour mon pays (après le Lesotho) d’être un état modèle dans la protection des droits des personnes âgées et  accélérer son processus de Ratification du Protocole à la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples relatif aux personnes âgées et aux personnes Handicapées. J’ai la lourde responsabilité d’accompagner le processus de ratification de ce protocole par le Togo.

Par ailleurs, tout au long de mon mandat, je dois travailler pour à l’amélioration et l’effectivité de la jouissance de tous les droits par les personnes vulnérables au Togo, en Afrique et dans le monde.

Quel message adressez-vous aux personnes âgées en ce 1er Octobre 2020 ?

Mon message à l’endroit des personnes âgées du Togo et d’Afrique en cette période de pandémie à Covid-19 se résume en ces termes. « La maladie existe, soyez responsable respectez les mesures barrières, Covid-19 ne passera pas par moi, la lutte continue ».

Quelles doléances souhaitez-vous adresser au gouvernement togolais pour l’amélioration de la situation des personnes du 3ème âge ?

A l’heure où vous m’interviewez, vous connaissez l’actualité politique au Togo, donc pour ce qui concerne mes doléances à l’endroit du gouvernement togolais, le moment et le cadre ne sont pas opportuns.

Par contre, à l’endroit des gouvernements des Etats parties de l’Union Africaine, je dirai que la pandémie à Covid-19 nous oblige à l’action en faveur des couches vulnérables dont les personnes âgées. Le protocole  à la charte africaine des droits de l’homme et des peuples relatif aux droits des personnes âgées mérite l’adhésion des gouvernements et des politiques et permettra de renforcer les mécanismes africains de protection des droits de nos aînés.