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(Société Civile Média) – Prévenir vaut mieux que guérir, dit-on. Quelques semaines après l’explosion causée par 2750 tonnes de nitrate d’ammonium au port de Beyrouth (Liban), l’ANIAC-Togo (Autorité Nationale pour l’Interdiction des Armes Chimiques au Togo) anticipe sur les risques liés à la manipulation des produits chimiques. Vendredi, cette structure a attiré l’attention des autorités sur les dangers liés à la manutention, au stockage, au transport et à la gestion de ces produits.

«La menace chimique est réelle et pèse sur tous les Etats industriels ou en développement. Le Togo notre pays en fait partie », a indiqué le président de l’ANIAC-Togo, Amah HUNLEDE lors d’une rencontre avec la presse vendredi 11 septembre.

Il s’agissait, à travers cet échange avec les médias, d’amener les acteurs à observer les règles générales de sécurité et de sûreté dans la zone portuaire et en entreprises pour éviter des situations tragiques à l’instar de celle vécue par les habitants de la capitale libanaise le 4 août dernier.

« Cette situation interpelle davantage les Autorités nationales pour l’interdiction des armes chimiques, à sensibiliser et à créer une synergie d’actions entre toutes les différentes parties prenantes à l’activité chimique », souligne M. HUNLEDE.

Tout en saluant les dispositions prises par le gouvernement togolais dans le cadre de la prévention des risques liés à la manutention, l’entreposage et au transport des marchandises dans les installations portuaires, l’ANIAC-Togo entend mettre tous les acteurs à contribution pour éviter la survenue des accidents liés aux produits chimiques.

« Il s’agit, entre autres, de déterminer les causes possibles d’accidents majeurs, d’étudier les dangers dans toute installation utilisant les produits chimiques et d’inviter systématiquement l’exploitant à procéder à une étude dans les normes requises », explique le premier responsable de l’ANIAC-Togo.

L’ANIAC-Togo, il faut le rappeler, a pour mission essentiel d’assister le gouvernement dans la conception et la mise en œuvre de la politique nationale sur l’interdiction des armes chimiques et sur leur destruction, ainsi que des produits chimiques prohibés par la convention sur l’interdiction de la mise au point, de la fabrication, du stockage et de l’emploi des armes chimiques et sur leur destruction.