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(Société Civile Média) – À l’occasion de la Journée mondiale des réfugiés, commémorée ce 20 juin, l’ONG Vision du Monde reste préoccupée par la situation des enfants refugiés. Elle estime notamment que le Covid-19 « exacerbe les vulnérabilités » des enfants exilés et les « expose à de plus grandes violences ».

D’après cette organisation, les enfants réfugiés sont exposés à de nombreuses violences, souvent liées à l’extrême précarité dans laquelle ils sont plongés. Livrés à eux-mêmes et confrontés au manque du minimum nécessaire pour vivre, ils sont par exemple victimes du travail des enfants.

« De plus, de nombreuses jeunes filles sont mariées précocement dans l’espoir d’une vie meilleure. Un phénomène qui les éloigne davantage des bancs de l’école et les plonge dans l’illettrisme. Victimes de grossesses précoces, ces jeunes filles voient leur santé physique et psychologique fragilisée », déplore Raphaële VAUCONSANT, responsable des relations extérieures de l’ONG Vision du Monde, dans une interview accordée à Info Migrants.

D’après l’ONG, en conséquence de la crise sanitaire mais aussi économique et sociale liée au Covid-19, 4 millions de mariages d’enfants supplémentaires risquent d’avoir lieu au cours des deux prochaines années. Et d’ajouter que 85 millions de filles et de garçons risquent d’être victimes de violences physiques, sexuelles et émotionnelles dans les trois prochains mois.

« Cette crainte est justifiée dans les contextes fragiles, par le fait que les familles vivent essentiellement de l’économie informelle. Or le confinement et les mesures de distanciation sociale ont stoppé toutes formes de revenus en provenance de ces activités. De nombreuses personnes se retrouvent en situation de détresse financière et ne parviennent plus à subvenir à leurs besoins. Les marchés sont fermés ou désertés, ce qui rend très difficile les ventes de la production agricole par exemple », indique Raphaële VAUCONSANT, d’après qui marier précocement ses enfants apparaît alors comme une solution pour qu’ils soient nourris et qu’ils vivent dans de meilleures conditions.

« Ces unions dans l’espoir d’une vie meilleure sont néfastes et souvent irréversibles pour les jeunes filles qui en sont victimes », souligne le responsable de l’ONG Vision du Monde.

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