Posted on

(Société Civile Média) – En dépit du Covid-19, l’Association Nos Années de Vie (ANAVIE) n’a pas dérogé à la tradition. Ce jeudi 1er octobre, elle a célébré à son siège à Lomé, avec ses seniors, la Journée Internationale des Personnes Agées. Occasion pour cette organisation non seulement de sensibiliser cette couche vulnérable sur les mesures barrières et comportements responsables à adopter en ce temps de pandémie, mais aussi de susciter l’intérêt des acteurs sociaux, économiques et des citoyens pour le bien-être des personnes âgées.

Sur les 34 millions de cas enregistrés dans le monde, les personnes âgées constituent la couche qui paye le lourd tribut de la pandémie. Et pour cause, ce sont elles qui représentent la grande proportion des décès. A travers la rencontre initiée ce 1er octobre, il s’agissait pour l’ANAVIE de renforcer le dispositif de veille informationnelle et d’amener les personnes de troisième âge à disposer d’informations nécessaires et fiables sur le Covid-19 et les comportements à adopter pour éviter la propagation.

Vue partielle des seniors présents à l’activité

Par ailleurs, alors que les personnes âgées sont de plus en discriminées et marginalisées, l’ANAVIE  entend œuvrer pour un changement de mentalité envers cette couche vulnérable.

« Nous voulons susciter une prise de conscience sur la réalité des violences faites aux personnes âgées au Togo et une réponse des autorités pour contenir le mal ; amener un changement sensible de mentalité au sein de l’opinion publique sur les personnes âgées pour plus de respect et de considération à leur égard et valoriser la potentialité des personnes âgées pour plus d’impact sur le développement de leur communauté », a fait savoir Emmanuel ALFA-TCHEGBASSI, Directeur Exécutif d’ANAVIE.

La Journée internationale des personnes âgées est axée cette année sur le thème « Les pandémies changent-elles notre façon d’aborder l’âge et le vieillissement ? ». Un thème en lien avec la crise sanitaire actuelle. Selon Jean-Paul EKUHOHO, président de l’ANAVIE, cette question est adressée à la fois à la jeunesse et aux seniors et fera l’objet de réflexions et débats tout au long de l’année jusqu’au 1er octobre 2021.

« Nous, en tant que jeunes et promoteurs des droits des personnes âgées, nous ne pouvons qu’encourager ces séniors et leurs dires de ne pas se laisser être objet de stigmatisation pendant ces temps de pandémie, ni tomber dans la psychose. ils doivent vivre et être exigeants en vers eux-mêmes en ce qui concerne leur état de santé », a-t-il fait savoir.

Parce que la journée internationale des personnes âgées est un peu particulière cette année en raison du Covid-19, l’ANAVIE met également un accent particulier sur la solidarité intergénérationnelle qui existe entre les jeunes et les personnes du troisième âge. 

«  A chaque célébration, nous faisons une marche de santé. Mais cette année, nous avons initié une petite causerie avec les seniors à notre centre pour échanger sur la solidarité intergénérationnelle. Ainsi donc, nous avons invité un groupe de jeunes a qui nous avons demandé d’être aux côté des personnes âgées pour une discussion Be to Be et à bâton rompu où les jeunes exprimeront leurs inquiétudes et vice-versa », explique le Directeur exécutif de l’association.

Séance de réjouissance avec les seniors

Allant dans le même sens, le président, M. EKUHOHO, estime qu’il n’y a pas de jeunesse si la vieillesse est méprisée et que les personnes âgées n’ont pas besoin de grands choses sinon de l’attention, de l’affection et aussi de petites aides

« Si le jeune d’aujourd’hui ne cerne pas bien les problèmes de la vieillesse, il aura, quand il sera vieux, les mêmes problèmes que les personnes âgées d’aujourd’hui. La jeunesse et la vieillesse sont intimement liées et nous ne pouvons pas promouvoir les droits d’une catégorie au détriment de l’autre », a fait savoir le président de l’ANAVIE.

 La célébration connaîtra également la présentation du rapport sur les violences faites aux personnes âgées en raison d’allégations de sorcellerie ; la sensibilisation sur les violences faites aux personnes âgées pour un changement de mentalité et la première parution du magazine « Longévité».

Jean de Dieu SOVON