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(Société Civile Média) – Pourquoi les dialogues politiques initiés depuis le début des années 90 échouent-ils très souvent au Togo ? Quelles leçons tirer du 27è dialogue politique inter-togolais et quelles pistes de solutions en faveur d’une sortie de crise effective et définitive au Togo ? Le document d’analyse élaboré par le groupe des 7 organisations de la société (G7) civile répond à ses interrogations. Elaboré avec l’appui de la Fondation Open Society Initiative for West Africa (OSIWA), l’ouvrage a été présenté à l’opinion ce 29 août à Lomé, la capitale togolaise.

Elaboré dans le cadre du « Projet de vulgarisation et renforcement des capacités des membres du G7 et suivi de la mise en œuvre de la feuille de route pour une sortie de crise sociopolitique togolaise », le document d’analyse du G7 revient sur les causes lointaines et immédiates de la crise socio-politique que connaît le Togo, ainsi que leurs manifestations.

Il fait également un exposé analytique du processus du 27ème dialogue politique et souligne les résultats obtenus par la facilitation ghanéenne et ghanéeno-guinéenne sous l’égide de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Une facilitation qui a accouché de la feuille de route du 31 juillet 2018.

Le document d’analyse fait par ailleurs une évaluation du contenu de la feuille de route de la CEDEAO et du processus de sa mise en œuvre afin de tirer des enseignements qui serviront à l’avenir.

Le document d’analyse présenté par le G7

Enfin, l’ouvrage de 78 pages analyse la réforme constitutionnelle du 8 mai dernier, ses implications sur la gouvernance publique et les perspectives politiques qu’elle offre à la classe politique, à la société civile et à la communauté internationale.

Pour le G7, toutes les tentatives de médiation ou de facilitation qui ont été menées de l’extérieur n’ont pas permis de résoudre de façon durable et surtout consensuelle les différentes crises survenues au Togo.

« Le G7 en arrive à la conclusion qu’il serait intéressant d’envisager un dialogue ou une discussion mais de façon inclusive de sorte qu’on se parle pour aller vers ce que nous appelons les nouveaux armistices fondateurs, c’est-à-dire un Togo réconcilié avec lui-même où le grand pardon est accepté, où le vivre-ensemble devient une réalité et où on se sent tous Togolais, mais pas du nord ou du sud, de telle ou telle ethnie, mais un Togo démocratique et prospère où chaque citoyen a une place et où les richesses sont équitablement partagées », a indiqué Michel DOUTI, politiste et consultant du G7 ayant participé à l’élaboration du document d’analyse.

Tout en trouvant dans le document un début de solution non négligeable, le G7 se dit convaincu que la réponse à la crise togolaise reste indiscutablement entre les mains des Togolais. Les 7 OSC suggèrent donc l’organisation d’un 28ème dialogue togolais initié et conduit par les Togolais.

Le G7, il faut le rappeler, est composé du WANEP-Togo, CNSC-Togo, ACAT-Togo, CACIT, REPSFECO-Togo, CEJP-Togo et SADD.