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(Société Civile Média) La phase pilote du projet « je fais ma part pour la plage de Lomé », porté par le CAPLO (Club des Amis des Plages et des Océans) et exécuté par l’ONG STADD (Science et Technologie Africaines pour le Développement Durable), a permis d’installer, en janvier 2019, 30 poubelles sur la portion de plage de Lomé (capitale togolaise) entre l’hôtel le Bénin et derrière le grand marché d’Adawlato au niveau de l’abattoir. La deuxième phase de ce projet veut mieux faire. Grâce à l’appui de l’ambassade de France, Lomé se voit doter de 70 poubelles de plus.

D’une valeur de 6 090 000 F CFA, les 70 poubelles seront réparties comme suit : 30 vont couvrir la zone de l’abattoir jusqu’en face de Ecobank ETI, 20 seront déployées de l’hôtel le Bénin jusqu’à la Cour des grands en allant vers la frontière du Ghana et les 20 dernières poubelles seront fixées dans la ville de Lomé avec l’appui technique de la mairie. Après un suivi minutieux de 6 mois, l’ambassade de France a constaté l’effectivité des résultats inscrits dans la phase pilote du projet « je fais ma part pour la plage de Lomé » qui veut participer à la consolidation des initiatives en cours dans le but de la création d’une ville durable. Elle a donc décidé de décaisser le financement de cette deuxième phase.

Vue partielle des poubelles offertes par l'ambassade de France dans le cadre du projet
Vue partielle des poubelles offertes par l’ambassade de France dans le cadre du projet

« Le Togo entend baser fortement son développement sur la mer. Le pays a compris que son atout pour se développer économiquement est son eau profonde, son océan. La chance du Togo, c’est l’Océan et les océans constituent des activités touristiques. Et si l’océan est pollué comment, peut-on développer le pays ou en faire un axe de développement ? », s’interroge Marc VIZY, ambassadeur de France au Togo, au lancement officiel du projet « je fais ma part pour la plage de Lomé » jeudi 25 juillet à Lomé . Et d’ajouter que la Pêche illicite, la pollution, la piraterie, l’érosion sont autant de fléaux qui menacent la stabilité et la prospérité des pays disposant d’une façade maritime.

Marc VIZY procédant à l’installation symbolique d’une poubelle
Marc VIZY procédant à l’installation symbolique d’une poubelle

Marc VIZY, qui a procédé à l’installation symbolique d’une poubelle sur la plage de Lomé, estime donc qu’il est important de sensibiliser la population togolaise et les riverains sur l’importance de faire de la plage un lieu propre.

« Cette activité va se poursuivre. Et nous continuerons à mobiliser nos partenaires pour pouvoir doter toute la ville de Lomé de poubelles si possible. Comme cela, plus personne ne trouvera des arguments pour jeter les déchets dans les rues, dans les caniveaux, à la plage et un peu partout », indique Gado BEMAH, directeur exécutif de l’ONG STADD. Tout en remerciant les partenaires traditionnels du projet, il invite d’autres structures à emboîter le pas à son organisation pour consolider et renforcer les actions en faveur du développement durable au Togo.

Charles GAFAN procédant également à l'installation d'une poubella
Charles GAFAN procédant également à l’installation d’une poubelle

Outre le projet « je fais ma part pour la plage de Lomé », l’ONG STADD a initié d’autres projets visant à lutter contre la pollution de l’environnement. Il s’agit du projet « dépollution des plages par des actions citoyennes concertées» initié en 2012 ; le projet de développement d’une unité de collecte, tri et recyclage des déchets plastiques dans la ville de Lomé en 2013 ; et le projet pilote d’éducation à l’environnement en milieu scolaire initié en 2018.

La cérémonie de lancement du projet a également connu la présence du président du Cluster Maritime d’Afrique Francophone (CMAF), Charles GAFAN, de Maïmouna DIALLO, membre du conseil d’administration du CMAF, et d’un représentant de la mairie de Lomé.

Une vue des participants à la cérémonie de lancement
Une vue des participants à la cérémonie de lancement