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(Société Civile Média) – La prise en compte des Objectifs de Développement Durable (ODD) dans les projets de développement, a été au cœur d’un atelier de renforcement de capacités des organisations de la société civile (OSC) ce 23 juillet 2019 au siège du PNUD à Lomé. Ils étaient au total une trentaine d’acteurs issus de différentes organisations de la société civile à avoir pris part à ce rendez-vous du donner et de recevoir.

Cette initiative de la responsable du département des politiques de développement et stratégies du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), en partenariat avec le groupe de travail des organisations de la société civile sur les ODD, intervient au moment où le Togo se lance dans l’exécution de son Plan National de Développement (PND). Le Centre de Documentation et de Formation sur les Droits de l’Homme (CDFDH) a été représenté à cet atelier où l’objectif est de faire l’état des lieux de la mise en œuvre des ODD au Togo en lien avec les cibles priorisées par l’État togolais et intégrées dans le PND. Pour cette première session, l’accent a été mis sur les ODD 5 et 16.

Par rapport à l’ODD 5, « Parvenir à l’égalité des sexes et autonomiser toutes les femmes et les filles », les OSC devront redoubler d’efforts pour mettre fin à toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes et des filles. Selon la responsable du département des politiques de développement et stratégies du PNUD, ces actions peuvent être mesurées par des indicateurs comme la présence ou absence d’un cadre juridique visant à la promotion des femmes ; le respect de l’application des principes d’égalité des sexes et de non-discrimination fondée sur le sexe et le suivi de la mise en œuvre effective de ces principes.

Quant à l’ODD 16, « Promouvoir l’avènement de sociétés pacifiques et inclusives aux fins du développement durable, assurer l’accès de tous à la justice et mettre en place, à tous les niveaux, des institutions efficaces, responsables et ouvertes à tous », l’état des lieux, d’après les chiffres présentés par le rapport national sur le développement humain (RNDH) de 2018, montre un taux d’homicide de 9 pour 100 000 personnes ; une population carcérale de 64 pour 100 000 personnes ; une confiance envers l’appareil judiciaire en baisse, 43% contre 50% en 2016 et 44% en 2015 et une confiance envers le gouvernement renforcée, 58% contre 50% en 2016 et 48% en 2015. Sans un effort considérable de la part des acteurs de la société civile, les ODD ne seront que des vœux pieux au Togo.

« Les OSC devront travailler pour la promotion de l’état de droit dans l’ordre interne et international pour un accès égal à tous à la justice, la réduction nette de la corruption et de la pratique des pots-de-vin sous toutes leurs formes, la mise en place des institutions efficaces responsables et transparentes à tous les niveaux », explique Ginette Mondongou Camara, Economiste principale et responsable du département des politiques de développement et stratégies du PNUD.

Le CDFDH, qui dans sa mission, accompagne les acteurs des OSC pour une meilleure situation des droits de l’Homme, se voit réconforté et inviter à faire plus. Rappelons que cet atelier n’est que le début d’une série de plusieurs sessions inscrites dans l’agenda du département des politiques de développement et stratégies du PNUD ; les prochaines sessions aborderont d’autres objectifs parmi les 17 ODD.

Par Jorhinda SOSSA pour le site du CDFDH et Société Civile Média