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Togo : les organisations membres du réseau ANOJEF outillées sur les droits de la femme et la gouvernance locale

(Société Civile Média) – Contexte national et international des droits de la femme, arsenal juridique du Togo, gouvernance locale, les sujets n’ont pas manqué à la conférence-débat organisée ce jeudi 25 avril à l’Institut Français de Lomé par le réseau Alliance Nationale des Organisations de Jeunes Femmes leaders pour le Développement (ANOJEF) autour du thème « connaissance des droits de la femme par les femmes pour une gouvernance locale ». A travers cette rencontre, cette structure entendait mieux outiller ses membres dans l’accomplissement de leur mission commune de défense des droits humains en général et des droits des femmes en particulier.

La conférence-débat avait pour objectif de contribuer au renforcement des capacités des organisations féminines membres d’ANOJEF pour la défense des droits des femmes.

Il s’agissait, de façon spécifique, de faire connaître aux participantes, venues de Lomé Commune et des cinq régions économiques du Togo, les bases des droits humains ; de les informer sur l’arsenal juridique du Togo relativement aux droits des femmes ; et de les outiller pour une meilleure implication des femmes dans la gouvernance locale.

« Il y a beaucoup d’organisations de femmes qui œuvrent sur le terrain en faveur des droits de la femme. Mais nous avons constaté qu’elles sont nombreuses à ne pas maîtriser suffisamment le sujet. En tant de réseau, nous avons donc trouvé nécessaire et important d’outiller nos membres afin qu’elles puissent mieux transmettre aux femmes des communautés dans lesquelles elles travaillent les connaissances sur leurs droits », explique Dina AKPOTO, coordinatrice nationale du réseau ANOJEF.

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La conférence-débat a donc permis aux participantes d’en savoir plus sur le contexte national et international des droits de la femme, notamment l’historique de ses droits ainsi que la convention de la CEDEF (Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes) et le Protocole de Maputo (Protocole à la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples relatif aux droits des femmes en Afrique). Elles ont également eu des connaissances sur l’arsenal juridique du Togo relativement aux droits des femmes (texte et lois).

Une vue des participantes à la conférence-débat
Une vue des participantes à la conférence-débat

Par ailleurs, la rencontre a été l’occasion pour le réseau ANOJEF d’échanger avec ses membres sur la participation de la femme à la gouvernance locale. Un sujet qui vient à point nommé alors que les prochaines élections locales se pointent à l’horizon.

« Comme le thème de notre rencontre l’indique, nous avons également pris soin d’outiller nos membres sur le gouvernance locale. Nous leur avons appris comment elles peuvent participer aux élections locales, comment elles peuvent s’intéresser à la gestion de la chose publique et de leurs communautés ou ne serait-ce qu’avoir un poste de responsabilité dans un CDQ (comité de développement de quartier) ou CVD (comité villageois de développement) et pourquoi pas en être la présidente », a indiqué Mme AKPOTO.

« Après cette formation, nous attendons de nos membres, qui sont des femmes, à répliquer ce qu’elles ont appris aujourd’hui dans leurs communautés et à les partager avec les femmes avec qui elles travaillent », a-t-elle ajouté.

La conférence-débat du réseau ANOJEF, il faut le rappeler, a reçu l’appui du Programme de Consolidation de l’Etat et du Monde Associatif (Pro-CEMA) et du Service de Coopération et d’Action Culturelle (SCAC) de l’ambassade de France.

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