Togo : Nathalie NOAMESHIE, la volleyeuse qui veut promouvoir le leadership et l’autonomisation de la femme à travers le sport

(Société Civile Média) – Au Togo, peu de femmes et de filles s’impliquent dans les activités sportives. Résultat, celles qui ont émergé dans ce domaine se comptent sur le bout des doigts. Ancienne joueuse de l’équipe nationale togolaise de Volleyball, Nathalie NOAMESHIE est convaincue que le sport peut contribuer à promouvoir le leadership féminin et à encourager l’autonomisation des femmes et jeunes filles. C’est dans ce cadre qu’elle a lancé le projet dénommé « Jeune Fille Leader par le Sport et le Développement du Volleyball Féminin ».

Tout est parti du ‘Trophée CIO Femme et Sport’ dont Nathalie NOAMESHIE a été lauréate en mai 2019. Ce trophée, créé en 2000 par le Comité International Olympique (CIO), donne aux lauréates la possibilité et les moyens de réaliser un projet en faveur des femmes et des jeunes filles.

« Le CIO estime que les lauréates des ‘Trophées Femme et Sport’ sont des partenaires privilégiées de l’organisation olympique pour faire avancer la participation des femmes dans les activités sportives en tant que pratiquantes athlètes, officielles ou dirigeantes dans les instances de direction », explique Mme NOAMESHIE au lancement du projet la semaine dernière à Lomé, la capitale togolaise.

C’est ainsi qu’une subvention a été allouée à celle qui est l’actuelle vice-présidente du Comité National Olympique Togolais (CNOT) pour développer, dans son pays, le projet « Jeune Fille Leader par le Sport et le Développement du Volleyball Féminin ».

A travers ce projet, il s’agira pour celle qui s’emploie activement à renforcer la présence féminine dans le milieu sportif, de sensibiliser et motiver les jeunes filles scolarisées à la pratique des activités sportives et les éduquer sur le leadership et les valeurs de l’olympisme ; d’encourager le leadership féminin à travers le sport ; d’encourager une autonomie accrue aux femmes et aux jeunes filles par le sport ; de leur enseigner les valeurs de l’olympisme (excellence, respect, amitié, fair play).

Nathalie NOAMESHIE (au milieu) lors du lancement du projet en fin de semaine dernière à Lomé

Le projet de Nathalie NOAMESHIE entend également développer le volleyball féminin et préparer à moyen terme un vivier pour les sélections nationales (cadets-juniors) de volleyball et de sensibiliser la population togolaise et les médias sur le rôle important de la femme dans le mouvement olympique.

En quoi consiste le projet ?

Dans sa première phase, le projet consiste à organiser une course populaire avec 400 jeunes filles de 8 collèges et lycées. Cette course sera suivie d’une sensibilisation et d’un partage d’expérience dans les 5 régions du Togo pour faire tomber les barrières qui empêchent encore les femmes et les jeunes filles de profiter pleinement des bienfaits du sport.

« Ces jeunes filles seront formées sur les valeurs de l’olympisme et le leadership pour leur autonomisation accrue », indique Nathalie NOAMESHIE.

La deuxième phase du projet consistera à regrouper 20 jeunes filles de grande taille détectées lors de la première phase, par localité dans des centres pilotes d’entraînement afin de leur apprendre le volleyball, spécialité de l’initiatrice du projet.

« Ces jeunes filles, une fois leur formation de trois ans terminée, intégreront les équipes de leurs localités et constitueront une bonne base de détection pour alimenter plus tard notre élite nationale », indique Nathalie NOAMESHIE.

Les Trophées du CIO ‘Femmes et Sport’, il faut le rappeler, sont remis à des personnalités ou à des organisations en reconnaissance de leurs remarquables contributions au développement, au soutien et au renforcement de la participation des femmes et des jeunes filles dans le sport. Six trophées sont décernés chaque année, un pour chacun des 5 continents et un au niveau mondial.

Aux Nations Unies, le sport est reconnu comme « élément important du développement durable » dans l’Agenda 2030 et les Objectifs du Développement Durable (ODD). L’ONU précise par ailleurs la contribution du sport « à l’autonomisation des femmes et des jeunes filles, et à la réalisation des objectifs de santé, d’éducation et d’inclusion sociale ».