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Togo: L’ « Association Nos Années de Vie » en guerre contre les violences faites aux personnes âgées

(Société Civile Média) – Connue pour son engagement à promouvoir les droits des personnes âgées,  l’Association  Nos  Années  de  Vie  (ANAVIE) était ce vendredi à Aflao Gakli, où elle s’est entretenue avec les leaders communautaires de ce milieu. La rencontre, qui s’est tenue au palais de Togbui Djidjoli, chef canton d’Aflao Gakli, en présence de plus de 20 leaders communautaires, rentre dans le cadre de la lutte contre les violences faites aux personnes âgées, combat mené de longue date par l’association. A travers cette activité, il s’agit d’une part de sensibiliser les leaders communautaires sur les conséquences néfastes des violences faites aux personnes âgées et sur les thématiques d’un bon vieillissement.

« Les études ont montré que d’ici 2050, la personnes âgées de plus de 60 ans représenteront environ 20% de la population mondiale. Cette croissance fait peur. Il faut donc prendre des dispositions pour que ces personnes âgées qui deviennent de plus en plus nombreux puissent vivre normalement comme toutes les autres personnes », explique Jean-Paul EKUHOHO, président de l’ANAVIE.

D’autre part, la rencontre initiée par l’ANAVIE vise à initier un  mécanisme d’alerte précoce contre les cas de violences sur les personnes âgées qu’on constate dans les communautés.  « Les allégations de sorcellerie et les problèmes d’héritage exposent les personnes âgées à beaucoup d’abus et de violences », soutient M. EKUHOHO qui estime qu’il faut prendre des mesures pour éviter ces situations désagréables.

Le troisième objectif de cette rencontre, selon ses initiateurs, est de disposer d’une base statistique des personnes âgées dans le canton d’Aflao Gakli. Il s’agit plus précisément d’organiser ces personnes du 3ème âge par communauté, afin de mieux les encadrer, les assister et les aider à pouvoir vivre mieux.

Ainsi, les leaders communautaires sensibilisés ce vendredi, iront sensibiliser à leur tour d’autres personnes âgées de leur milieu respectif. Ce qui constitue pour l’ANAVIE un premier résultat concret de cette activité. L’autre résultat attendu par cette organisation est de voir ce mécanisme activé pour protéger les personnes âgées qui seront victimes de vindicte populaire et autres formes de violence. « Cela nous donnera la possibilité d’intervenir pour sauver des vies chez les personnes du troisième âge », a indiqué Jean-Paul EKUHOHO qui souhaite voir son association disposer de statistiques des personnes âgées par communauté. « Ceci pourra nous aider à accompagner le gouvernement pour planifier des actions et des politiques de protection et d’amélioration des conditions de vie de ces personnes », indique le président de l’ANAVIE.

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Du côté des leaders communautaires, l’initiative a été très bien accueillie. « Cette rencontre nous a beaucoup apporté. C’est d’ailleurs la première fois qu’on nous réuni autour d’une telle sensibilisation. Et c’est une joie immense pour nous d’autant plus que beaucoup de personnes âgées quittent rapidement ce monde dans nos milieux. Si l’ANAVIE peut contribuer à apporter une solution à ce problème, on ne peut que s’en réjouir. Ainsi nos pères et nos mères passeront encore un peu de temps avec nous avant de nous quitter », s’est réjoui Togbui Kodzovi Awala III, Chef quartier d’Aflao Avénou Batomé.

« Notre seul souhait est de voir l’ANAVIE réussir dans ce projet. En tant que personne âgée, j’accueille chaleureusement cette initiative parce qu’il faut commencer à vieillir comme moi pour en connaître l’importance. Si nous pouvons œuvrer pour les aider dans cette tâche, nous le ferons volontiers, pour que ce travail puisse effectivement aboutir », a fait savoir de son côté Togbui Kossi Ehon III, chef du village Avédji Telessou.

Après le Canton d’Aflao Gakli, l’ »Association  Nos  Années  de  Vie » comptent élargir l’initiative à d’autres localités du pays et compte sur ses partenaires pour l’aider à atteindre ses objectifs.

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