Togo: «Face au Panel», des acteurs proposent des lignes de conduite pour des élections sans violences

(Société Civile Média) – Analyser les violations des droits de l’Homme et les défis liés à la préservation de la paix qui ont entaché les processus électoraux antérieurs, tel est l’exercice auquel se sont livrés différents acteurs impliqués dans les processus électoraux au Togo ce jeudi 7 novembre. C’était au cours de la 4ème session de « Face au Panel » tenue à Lomé. Une session qui leur a également permis de proposer des lignes de conduite individuelles et collectives pour des échéances futures sans violence.

Cette 4ème session, organisée avec l’appui financier du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) garde tout son sens quand on sait que le Togo est à quelques mois des élections présidentielles de 2020, échéances très attendues.

Axée sur le thème « Protection des droits de l’homme, préservation de la paix et processus électoraux au Togo », elle a connu la présence de plusieurs partis politiques entre autres l’Alliance national du changement (ANC), la Coalition des 14 (C14), le Comité d’action pour le renouveau (CAR), les Forces démocratiques pour la République (FDR), le mouvement ‘Nouvelle Vision’. Des institutions de la République à l’instar de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) et de la Commission nationale électorale indépendante (CENI) étaient également au rendez-vous, tout comme des organisations de la société civile. Le PNUD était représenté par Meteteiton HOUMEY EKLU-KOEVANU, sa Consultante Analyse Genre. Étaient également présentes les différentes ambassades communément appelées G5 notamment USA, France, Allemagne et Union européenne.

La rencontre a été l’occasion de créer entre ses différents acteurs impliqués dans les processus électoraux, un espace ad hoc de discussion sur les défis de préservation de la paix et à la protection des droits de l’homme en période électorale au Togo. Il s’agissait également de leur offrir l’opportunité de partager chacun son idéal d’un processus électoral crédible, respectueux des valeurs démocratiques et gage de consolidation de la paix.

Photo de famille des participants à la rencontre

« L’histoire récente du Togo démontre que l’un des cas sérieux de violation des droits de l’homme, consiste en les violences à caractère politique qui, malheureusement, ont pour point culminant les périodes électorales. On assiste souvent en ces périodes, à des violences entre les citoyens de sensibilités différentes d’une  part, et entre les citoyens et les forces de l’ordre d’autre part. Le monitoring des droits de l’homme effectué par des organisations de défense des droits de l’homme en ces périodes, montre de façon récurrente, des atteintes à la vie, à la liberté, à la sécurité, à l’intégrité des personnes et des biens, ainsi que des cas de mauvais traitements », indique Syril AGBLEGOE, responsable du secrétariat du Panel Watch. D’après lui, cette 4ème session a permis aux membres du ‘Panel Watch’ de disposer d’éléments d’analyse et  d’appréciation des violations observées en période électorale.

Par ailleurs, des recommandations y ont été formulées à l’endroit des autorités et des partis politiques en vue d’un meilleur respect des droits de l’homme et la préservation de la paix lors des présidentielles de 2020.