Togo : « Et Si C’était Elles », cette création chorégraphique qui interpelle sur la place de la femme dans les grandes instances décisionnelles

(Société Civile média) – C’était une partie de danse et de chorégraphie, mais pas que. Présente à Kouvé (environ 72 km de Lomé) ce mercredi, la compagnie de danse ‘‘Zondo Dance Théâtre’’ en a profité pour présenter sa nouvelle création aux jeunes de la localité. Une création intitulée « Et Si C’était Elles » et qui a également servi de thème pour échanger avec plus de 150 jeunes sur  ce que sera le monde en général et le Togo en particulier si on donnait aux femmes l’opportunité d’être dans les grandes instances décisionnelles.

Du spectacle, les jeunes de Kouvé en ont eu ce mercredi grâce à la visite de la compagnie ‘‘Zondo Danse Théâtre’’ et surtout grâce à sa nouvelle création que ses danseurs ont su si bien interpréter au centre ‘‘Milédou’’ où s’est tenu le spectacle. Une création de danses contemporaines que beaucoup ont découvertes pour la première fois.

Mais au-delà d’un simple spectacle, la danse est un moyen de communication et d’expression qui permet aux danseurs de s’exprimer ou de prendre positionner sur un sujet ou une thématique bien définie. La création intitulée « Et Si C’était Elles » a donc permis à la compagnie ‘‘Zondo Danse Théâtre’’ de susciter un débat autour de la question du genre et de la place de la femme dans la société africaine en général et togolaise en particulier.

« Nous avons voulu, en plus du spectacle, toucher avec les jeunes cette importante thématique relative à la place de la femme dans nos sociétés. Nous avons donc discuté avec eux de ce que serait le Togo s’il était dirigé par une femme, de ce que serait Kouvé si le chef était une femme et du plus que cela pourrait apporter à leur pays ou à leur localité », explique Adjé Hendrix MENSAH, Chargé à la communication de la compagnie ‘‘Zondo Danse Théâtre’’.

« Avec les jeunes nous avons ensemble chercher à savoir si les femmes pourraient trouver des solutions aux problèmes que nous connaissons aujourd’hui si on leur laissait la possibilité d’être aux commandes et d’occuper un peu plus les sphères de décisions », ajoute M. MENSAH.

D’après lui, la couche juvénile a été ciblée pour cette activité afin de faire passer le message à la base.  « Au cours du débat, beaucoup de jeunes sont revenus sur l’exemple de l’Angleterre qui est dirigé par une reine. C’est la preuve qu’ils savent qu’on peut confier le destin de toute une nation à une femme. En discutant du sujet avec eux dès maintenant, on leur permet d’avoir l’esprit plus ouvert sur la place de la femme en Afrique. Ainsi donc, ils pourront, dans l’avenir être plus favorables pour laisser un place de choix aux femmes dans les grandes instances de décision », indique Adjé Hendrix MENSAH.

Avant de se rendre à Kouvé, ‘‘Zondo Danse Théâtre’’ a animé un débat sur le même thème dans la matinée du samedi 5 octobre à l’Institut français du Togo, à Lomé. Cette rencontre a connu la présence de plusieurs participants dont des responsables d’organisations de la société civile. Elle a été suivie, dans l’après-midi, de la représentation de la nouvelle création « Et Si C’était Elles » devant plus de 200 personnes.

Le projet, il faut le rappeler, est soutenu en grande partie par DARAJA LA AFRIKA avec le regard de Harold GEORGES de Dunia Dance Théâtre. DARAJA LA AFRIKA est une association d’Africains de la diaspora et sympathisants qui s’investit dans le soutien de petites initiatives de développement en Afrique ou pour le bénéfice de projets africains. Elle a soutenu des projets éducatifs (numérisation d’une bibliothèque en Sierra-Leone, achat de mobilier scolaire tables, chaises, étagères pour une bibliothèque du Lesotho), des projets en faveur de femmes (projet de culture maraîchères bio dans le nord de la Côte d’Ivoire). Elle a également soutenu l’hôpital PANZI du Dr Denis MUKWEGE en RD Congo et finance la scolarisation et les études universitaires de 3 jeunes africains.