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Togo-Académie politique des femmes leaders: Participantes et formateurs de la 1ère promotion témoignent !

(Société Civile Média) – Débutée mi-mai, l’«Académie politique des femmes leaders» a formé sa première promotion de jeunes femmes leaders du 14 au 19 mai dernier.  Pendant six jours, les participantes ont reçu une formation approfondie sur la gouvernance locale et la décentralisation, les fondamentaux de la démocratie, les partis politiques, le genre, le développement personnel et le leadership politique, la communication politique entre autres. L’objectif de ce projet du Programme de Consolidation de l’Etat et du Monde Associatif (Pro-CEMA) est de leur permettre de cerner des notions sur comment se présenter aux élections et les connaissances qu’il faut acquérir pour être une candidate digne de ce nom. Qu’en ont-elles tiré exactement ? Des participantes se sont confiées à Société Civile Média. Lisez-plutôt !

Dambé Dounwourgue, présidente de la Ligue nationale des femmes de l’ADDI

« En tant bénéficiaire de la première promotion de cette Académie, je peux dire que je sors gagnante après la formation qu’on a reçu. Ceci parce que tous les modules qui nous ont été enseignés, que ce soit la décentralisation, la carrière politique, le module genre, la communication en politique, m’ont permis de mieux m’outiller. Je me sens davantage prête à la gestion de la chose publique ».

Adjallé-Affambi Pierrette, présidente des femmes du parti FDR

« Ce programme du Pro-CEMA vient à point nommé renforcer davantage mes capacités. Dans nos instances de décisions j’ai remarqué qu’il y a très peu de femmes. Les modules sur lesquels nous avons été formés m’ont permis de cerner beaucoup de notions sur la décentralisation et ses enjeux, le développement personnel, la communication politique ou encore le genre. Je suis déjà sur le terrain politique et tout ce que j’ai  appris me donne l’envie de me donner encore plus ».

Académie politique, FOPADESC, 14 mai (1)

Hubertine Akovi, indépendante

« J’ai participé à l’académie politique des femmes leaders, et sans vous mentir elle m’a été énormément utile. Très peu de femmes sont impliquées dans la politique au Togo. Or, nous avons des potentialités en nous que nous ignorons certaines fois. C’est en cela que l’académie m’a été utile parce qu’elle m’a permis de découvrir les potentialités cachées en moi. Elle m’a permis de comprendre que j’ai la capacité de bien gérer le bien public. En plus, l’académie politique m’a redonné confiance. Les formations reçues m’ont permis de comprendre que ce n’est pas parce que je suis une femme que je dois me minimiser. Plutôt je dois avoir confiance en moi, éloigner toutes les peurs qui sont en moi et éloigner de mon idée que je suis fait juste pour être au foyer. J’ai compris que la politique n’est pas faite seulement pour les hommes mais pour nous tous. Après cette académie, je me vois prête pour participer aux futures échéances électorales ».

Kpetsu Idaoni, candidate indépendante, YMCA (Young Men Christian Association)

« L’Académie politique des femmes leaders du Pro-CEMA m’a personnellement permis d’approfondir mes connaissances sur un certain nombre de thématique notamment la décentralisation, la gouvernance locale, la communication politique. Elle m’a permis d’avoir une idée de comment m’organiser pour s’engager dans la vie politique et les bases à poser pour cela. Ce fut également l’occasion pour moi de cerner un certain nombre de notions sur le développement personnel. Bref, l’académie m’a permis de renforcer mes capacités, m’a motivé à m’engager en tant que femme dans la vie politique. Les femmes sont ceux qui vivent le quotidien, ce sont elles qui gère les maisons et connaissent mieux les problèmes que vivent les populations. Du coup, elles seront capables de mieux répondre aux attentes des populations quand elles seront à un poste décisionnel. Donc ces six jours de formation ont été pour moi une grande motivation et cela me pousse à faire quelque chose pour mon pays ».

Raïssa Oureya, Candidate indépendante, ONG Jeunes Verts

« J’ai beaucoup appris de cette académie. J’ai eu des notions sur la décentralisation dont on parle beaucoup ces derniers temps. J’ai également été formé sur la notion du genre et je me suis rendu compte que les femmes ont beaucoup de stéréotypes dans notre pays. Avant j’avais cette envie de faire de la politique, mais je ne savais pas trop comment procéder. Mais l’académie politique des femmes leaders m’a motivé et je n’hésiterai pas à me lancer parce que je dispose désormais des bagages qu’il faut ».

Académie politique, FOPADESC, 14 mai (2)

Claire Quenum, formatrice

« Le constat est là, les femmes ne participent pas assez à la gouvernance dans notre pays. Dans le gouvernement, il y a peu de femmes ministres, à l’Assemblée nationale, il y a peu de femmes députés. Quand vous allez à la Cour Constitutionnelle il n’y a qu’une seule femme. C’est un déficit qu’il faut nécessairement combler. Et l’Académie politique des femmes leaders ne peut être que la bienvenue pour que les femmes puissent beaucoup plus participer à la vie politique au Togo. L’égalité et l’équité genre est un baromètre pour la démocratie. Les femmes constituent une large majorité de la population togolaise et si elles ne participent pas à la vie publique et politique, c’est que le Togo est en train de reculer. Il faut donc reconnaitre les potentialités des femmes et leurs talents pour pouvoir les renforcer afin qu’elles apportent leur contribution de qualité à la gouvernance de notre pays ».

Reyanath Touré Mamadou, formatrice

« Ce projet (l’Académie politique des femmes leaders) est très important parce qu’on a aussi besoin des femmes dans la politique. Les hommes ne peuvent pas prendre des décisions en tenant compte des vraies réalités que vivent les femmes. Avoir des femmes en politique permet de prendre des décisions liées à leurs vraies réalités. La jeune fille togolaise en a besoin, elle a besoin de renforcer ses capacités. On a toujours pensé que la politique est pour les hommes. Pourtant les ces derniers n’ont pas deux têtes et quatre jambes. Donc l’idée de la formation est de donner des outils aux femmes et de les accompagner à se présenter aux élections. On aimerait avoir des femmes qui deviendront aussi des modèles pour d’autres jeunes filles parce que ces jeunes filles ont besoin d’avoir des modèles. Si cette académie peut permettre d’avoir des femmes politiques, des femmes de succès, on ne peut qu’être ravi parce que les préoccupations des femmes seront de plus en plus prises en compte ».

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