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Projet «Women 2030»/ODD et Genre : WEP-TOGO a formé les organisations de femmes à la base en collaboration avec CADEFE, REFED et I2DA

(Société Civile Média) – Dans le cadre de la mise en œuvre du projet « WOMEN 2030 », WEP-TOGO (Women Environmental Programme Togo) avait déjà organisé, en avril dernier à Lomé, un atelier de renforcement des capacités des femmes (issues de plusieurs organisations) sur les ODD (Objectifs de développement durable) et le Genre. Cette fois, elle cible les organisations de femmes à la base, plus précisément celles des régions Maritime, Plateaux et Savanes. Toujours avec l’appui du projet « WOMEN 2030 », elle a organisé à leur intention des séries d’ateliers de renforcement des capacités afin de leur permettre d’avoir une pleine implication dans la mise en œuvre des ODD.

Au Togo, les femmes et les filles représentent plus de la moitié de la population. Très souvent, elles sont en première ligne et plus lourdement affectées que les hommes par la pauvreté, le changement climatique, l’insécurité alimentaire, les risques de catastrophes, les crises économiques mondiales. Avec l’approbation de la nouvelle feuille de route mondiale pour 2030 et la mise en œuvre des Objectifs du Développement Durable par les Etats membres des Nations unies en septembre 2015, il est question d’examiner comment les femmes peuvent jouer un rôle important dans l’atteinte de ces objectifs, leur contribution, leur participation à tous les niveaux et leur leadership étant essentiels à cela. Autant d’éléments sur lesquels WEP-Togo s’est basé pour organiser cette nouvelle campagne. Soutenu par le Projet « WOMEN 2030 », elle a appuyé trois organisations de femmes (CADEFE, REFED, I2DA) qui, à leur tour, sont allées formées une soixantaine d’organisations de femmes à la base sur le projet « WOMEN 2030 » et le processus des ODD au Togo.

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Photo de famille des participants à l’atelier de Dapaong 

La formation a également permis d’identifier les obstacles et les solutions pour l’implication des femmes aux processus d’élaboration et de mise en œuvre des ODD et du PND (Programme National de Développement). Elle a été également l’occasion d’échanger avec ces femmes, qui vivent dans les coins les plus reculées du Togo, sur leur implication dans la mise en œuvre des ODD et le genre.

« La tournée a été un succès. Au total nous avons pu atteindre une centaine d’organisations de femmes à la base. Et c’est surtout la façon dont ces organisations de femmes se sont intéressées à cette formation qui nous réjouit. Elles nous ont fait savoir que c’est la première fois qu’elles entendent parler des ODD et du genre. Et c’est cela qui nous a permis de cerner l’importance de cette tournée de formation que nous avons organisé à leur endroit. Nous espérons que ces ateliers de formation leur permettront de contribuer effectivement à l’atteinte des ODD, à leur mise en œuvre à tous les niveaux. Par ailleurs, ces formations susciteront en elles plus de leadership dans leurs organisations et dans leurs activités quotidiennes et nous nous en réjouissons », a indiqué Brigitte Acakpo-Addra Tsonya, directrice de WEP-Togo.

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Photo de famille des participants à l’atelier de Badou

« Les participantes aux ateliers organisés lors de la tournée ont été essentiellement des présidentes de petites associations à la base et des présidentes des groupements de coopératives. C’est à travers elles que les messages sur les ODD et le genre seront apportés aux femmes dans les villages et contrées reculées qui ignorent encore ces concepts », explique de son côté Zewou Afiavi Akpéné, directrice de I2DA (Initiatives pour un Développement Durable en Afrique), une des trois organisations formatrices des femmes.

Le CADEFE (Cercle d’Action pour le Développement et l’Epanouissement de la Femme et de l’Enfant), une autre organisation formatrice des femmes de la préfecture de Wawa lors de la tournée, ne manque pas de souligner le bien-fondé de l’initiative.

« Nous avons regroupé les femmes membres des groupements des différentes localités de la préfecture de Wawa au cours de l’atelier organisé dans notre localité. Au cours de la rencontre, nous avons eu à échanger avec elles sur les ODD et le genre. Nous les avons invités à s’impliquer effectivement dans la mise en œuvre de ces objectifs et au même moment, nous les avons amenés à identifier les obstacles à la mise en œuvre de ces objectifs. Au même moment, nous avons échangé aussi sur comment faire pour qu’elles puissent apporter leur pleine participation à la mise en œuvre des ODD. Nous profitons de l’occasion pour remercier nos partenaires, notamment le projet « WOMEN 2030 », l’Union Européenne et les initiatrices de ce projet qui a permis d’amener ces femmes membres des groupements à la base à être au parfum des ODD », s’est réjouit Esseh Afua Kafui, sa directrice exécutive.

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Photo de famille des participants à l’atelier d’Amlamé

Tout en remerciant le Projet « WOMEN 2030 », l’UE et WEP-Togo, la Reine mère Sika Ahoéfa AHO III, chef du village d’Agou Koumawou, espère que cette série de formations permettra aux femmes de participer un peu plus activement à la gestion de leur environnement, de leurs communautés et, pourquoi pas, du pays tout entier.

Qu’est ce que le projet « WOMEN 2030 » ?

Lancé et réalisé dans plus de 52 pays à travers le monde, le programme « Women 2030 » fait de l’égalité femmes-hommes et des droits des femmes des piliers fondamentaux pour atteindre les objectifs du Développement Durable. Ces trois axes principaux sont :

–    Le renforcement des capacités des femmes et des organisations de la société civile dédiées au Genre : 60 formateurs, 2000 communauté locales, 10 000 bénéficiaires formés, 2 outils de formation

–    Le suivi des politiques et plaidoyer avec la participation significative de femmes : 200 organisations nationales de femmes ; 20 à 30 rapports indépendants ; 1 outil de suivi Genre et ODD en ligne.

–    Et la diffusion et sensibilisation pour partager les priorités et les réalités des femmes : 300 femmes et organisations féministes engagées dans des campagnes sur les réseaux sociaux ; dans 50 à 100 pays, la conscience des droits des femmes et des priorités en matière de développement durable est développée.

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