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Le Pro-CEMA 12 mois après: Une soixantaine de formateurs et formatrices aguerris pour renforcer la société civile

(Société Civile Média) – L’une des missions du Pro-CEMA (Programme de Consolidation de l’Etat et du Monde Associatif) est le renforcement de la société civile togolaise. C’est dans ce cadre que le programme a initié, entre octobre 2018 et janvier 2019, des formations de formateurs et formatrices sur trois de ses thèmes essentiels. Il s’agit du développement organisationnel des organisations de la société civile ; de la gouvernance partagée ; et de l’égalité du genre. A travers ces formations, le Pro-CEMA vise à disposer d’un vivier de formatrices et formateurs, de personnes ressources, dont les compétences acquises peuvent être mobilisées à tout moment. Ils sont donc plus d’une soixantaine à avoir renforcé leurs capacités au cours de ces formations nationales et pourront, par la suite, dispenser les mêmes formations dans leurs régions respectives.

Pour les trois formations, les participants ont été retenus à la suite d’appels à candidatures publiés par le Pro-CEMA. C’est finalement une vingtaine de candidats qui sera retenue pour chaque formation en raison de 3 personnes par région administrative et 5 pour Lomé commun.

Développement organisationnel

Le développement organisationnel se distingue des autres approches d’intervention en matière de changement par sa préoccupation à développer la capacité des membres d’une organisation à améliorer leur propre fonctionnement. Et c’est justement ce que vise le Pro-CEMA en initiant cette formation qui s’est tenue du 12 au 17 novembre 2018 à Atakpamé (environ 163 km au nord de Lomé).

Il s’agissait de permettre aux OSC togolaises d’asseoir une organisation qui répond aux normes et aux critères du monde associatif. « Les expériences ont montré qu’au niveau de beaucoup d’organisations, que ce soit avec les faitières, les réseaux thématiques ou les organisations individuelles, le problème de développement organisationnel est partagé. Autrement dit, toutes ces structures souffrent de solidité, d’efficacité, de légitimité et de crédibilité. Les organisations de la société civile dans leur ensemble ont donc besoin de se restructurer et de se réorganiser pour être mieux vu, impacter et contribuer d’avantage au développement de la communauté. Pour y arriver, il faut qu’elles asseyent une organisation qui répond aux normes et aux critères du monde associatif », explique Da-do Nora AMEDZENU-NOVIEKOU, un des facilitateurs.

La formation a donc permis de traiter de plusieurs modules à savoir: Introduction et rappel des techniques de formation des adultes (andragogie) ; Présentation d’un modèle d’analyse d’une organisation et analyse des composantes internes et externes d’une organisation ; Gestion d’une OSC ; Légitimité, transparence et responsabilité des OSC ; Stratégie financière des OSC. D’autres modules comme: Communication, Suivi, Évaluation et Capitalisation dans la gestion de cycle de projet ; Cadre de participation des OSC au dialogue politique multi-acteur ont également été abordés.

« La formation nous a en quelque sorte permis de rendre les organisations légitimes par rapport à leurs membres et à leurs bénéficiaires, de les rendre crédibles par rapport aux partenaires et les rendre redevables aussi bien vis-à-vis des partenaires que des membres. En somme, la rencontre d’Atakpamé visait le professionnalisme de la société civile », ajoute Mme AMEDZENU-NOVIEKOU d’après qui les participants, au-delà des modules, ont été formés sur les techniques d’animation d’un atelier.

Ci-dessous, la liste des participants à cette formation:

LISTE DES PARTICIPANTS FDF EN DO

Gouvernance partagée

Cette formation, qui s’est déroulée du 22 au 27 octobre 2018, avait pour objectif de disposer d’un pool de formateurs et formatrices qui permettra de promouvoir la culture de la gouvernance partagée au Togo.

« Cette formation a été programmée parce qu’une gouvernance objective et appréciée se fait avec l’ensemble de tous les acteurs. Et dans ces acteurs, se retrouve la population composée d’hommes et de femmes. Quand une chose est publique et fait partie des éléments de développement, toute décision qui se prend concernant cette chose doit être une décision concertée. Et c’est ici que le rôle important des ONG est mis en relief. Durant cette formation, nous avons encouragé une bonne vie organisationnelle au sein de nos structures. Parce que lorsque les acteurs de la société civile se comportent en professionnels, ils gagnent la confiance de leurs populations cibles », explique Jeanine AGOUNKE, présidente du Réseau Paix et Sécurité pour les Femmes de l’espace CEDEAO (REPSFECO-Togo) et facilitateur de la formation en plus d’Ouro-Bossi TCHACONDO, président du Centre d’Observation et de Promotion de l’Etat de Droit (COPED).

La formation a également vu les communications d’Henri VALOT, chef Projet Pro-CEMA, Etsri HOMEVOR, secrétaire Général du Ministère de la Planification du Développement, de Gustave ASSAH, ex-Directeur Exécutif de Social Watch Bénin et enfin d’ARIDJA Franck, Coordinatrice Régionale de la Fondation Hans Seydel.

Sept principales thématiques ont abordées au cours de cette rencontre. Il s’agit de : Introduction à la gouvernance partagée ; l’Agenda international de l’efficacité du développement ; le Plan National de Développement (PND) ; le Genre et les enjeux de la parité en politique ; la Gouvernance locale et la Décentralisation ; le suivi des politiques publics et les outils de CCAP ; Leadership, partenariat innovant et plaidoyer.

Ci-dessous:

LISTE DES MODULES ET PRESENTATIONS DE LA GOUVERNANCE PARTAGEE

LISTE DES PARTICIPANTS A LA FDF SUR LA GOUVERNANCE PARTAGEE

MANUEL COMPLET DE FORMATION SUR LA GOUVERNANCE PARTAGEE

Photo FDF Développement organisationnel

Egalité du genre

Organisée du 28 janvier au 02 février 2019, la formation nationale des formateurs et formatrices en « Egalité du Genre » constitue l’une des activités prévues au titre du résultat 3 du Pro-CEMA intitulé « la participation des femmes et des jeunes filles à la vie publique et politique ainsi qu’à la gestion des affaires locales est accrue ».

Elle a été facilitée par Conforte KABISSA, président du Réseau Femmes et Développement des Savanes (REFED/S) et Cyrille KOMLAN, consultant indépendant. Atsu EKLU de Plan International Togo, Henri VALOT, chef projet du Pro-CEMA et Edi KPOGAN, experte genre du Programme ont également été associées à cette formation qui a abordé une diversité de thèmes essentiels à la problématique du genre. Il s’agit de : la théorie du genre ; l’histoire du féminisme et du patriarcat ; la stratégie de l’autonomisation de la femme ; les violences basées sur le genre ; la masculinité et l’engagement des hommes ; la planification sensible au genre ; la participation politique des femmes.

« Cette formation est venue booster mes efforts en matière de promotion du genre et j’avoue qu’avec ces nouvelles compétences que j’ai acquises, je vois de plus en plus l’impact de mon engagement au côté des populations surtout féminines », témoigne Jolly Emefa AKPALU, participante à la formation.

« Avec ces modules, nous serons de très bons formateurs et des personnes ressources sur la question de l’égalité du genre, surtout que nous étions déjà engagés. Cette formation va booster nos actions », se réjouit Armande BLAKIME, une autre participante. Membre de l’Association de Défense des Droits des Aides Ménagères et Domestiques du Togo (ADDAD Togo). D’après cette dernière la question de l’égalité du genre est un sujet très important surtout en termes de respect des droits Humains et contribue à atteindre un meilleur développement.

Selon le Pro-CEMA, l’atelier a révélé le poids de certaines traditions locales et pesanteurs culturelles patriarcales qui entravent l’émancipation des femmes et l’égalité du genre. C’est ainsi qu’il a été décidé de mener un travail collectif de recensement de ces pesanteurs, que le Programme pourra publier et diffuser dans un avenir proche.

Par ailleurs, plutôt que des simples ateliers régionaux à la suite de la formation nationale, les participantes et participants ont émis le vœu de mener plutôt des dialogues communautaires sur l’égalité du genre, privilégiant ainsi l’usage des langues nationales et une approche plus flexible et adaptée à la réalité des populations. Chaque groupe régional élaborera sa stratégie de dialogues sur le genre et mènera de multiples discussions permettant à tous d’exprimer les réalités complexes vécues entre les hommes et les femmes au Togo.

Ci-dessous:

LISTE DES PARTICIPANTS A LA FDF SUR L’EGALITE DU GENRE

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