Côte d’Ivoire: Sachets plastiques, solution à la surpopulation scolaire !

(Société Civile Média) – Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. Cette maxime se conjugue bien en Côte d’ivoire où les sachets plastiques viennent soulager la surpopulation scolaire. Pour résoudre le problème de manque de bâtiments scolaires, de nouvelles salles de classe ont été construites à base de briques en plastiques recyclés. Trois salles de classe pour la maternelle, soit pour les petites, moyennes et grandes sections.

Décrites comme résistant aux aléas climatiques, plus facile d’utilisation que les parpaings traditionnels, les fines briques qui permettraient aux écoles d’être plus solides et bâties en un laps de temps proviennent de « Conceptos Plasticos », une entreprise mise sur pied par un couple colombien Oscar Mendez et Cristina Gamez, rapporte Dakarbuzz.

L’entreprise, qui entend s’installer en Côte d’Ivoire à la mi-septembre pour s’ouvrir au marché ouest-africain, espère contribuer à la résolution du problème de la surpopulation scolaire, un problème commun à tous les gouvernements de l’Afrique de l’ouest.

Une vue des salles de classes en question

La construction de ces salles de classes est le début d’un partenariat avec l’entreprise et l’Unicef.

« Il y a un manque criant de salles de classe dans le pays, selon le gouvernement, d’ici à 2021, le pays aura besoin de 15 000 salles supplémentaires et d’ici à 2025, ce sont 30 000 salles qu’il faudrait construire pour que tous les enfants aillent à l’école. Le plastique, explique Sophie Chavanel, on ne peut jamais s’en débarrasser, alors, autant l’utiliser pour ses propriétés principales», souligne Sophie Chavanel, responsable de la communication au bureau Unicef d’Abidjan, à l’origine du partenariat avec l’entreprise colombienne.

« A cause de la brise de mer ici, nous avons des difficultés. Quand les gens mettent les poteaux en fer, ça rouille, les bâtiments en ciment tombent, il y a des fissures, ça nous fatigue », rappelle Setienissio Soro, ancien directeur d’école venu inscrire sa fille Gwénalou.

Au-delà de venir donner un coup de pousse au secteur de l’éducation, cette initiative devrait résoudre un problème de salubrité et générer un certain nombre d’emploi.