Togo: Quelles stratégies pour venir à bout de l’extrémisme violent ?

(Société Civile Média) – Mis en place depuis mai 2019 et composé aussi d’acteurs de la société civile, le Comité interministériel pour la prévention et la lutte contre l’extrémisme violent (CIPLEV) cherche les stratégies pouvant lui permettre de mener à bien sa mission. Les membres de cette structure réfléchissent, depuis mercredi 5 septembre, à la planification des axes prioritaires devant régir leur intervention.

La rencontre, qui se tient à Lomé, la capitale togolaise, est financée par l’ambassade des Etats-Unis au Togo et reçoit l’appui technique de la banche togolaise du Réseau Ouest-africain pour l’édification de la Paix (WANEP-Togo).

Elle permettra d’élaborer une approche souple des interventions du CIPLEV. Cette approche comprendra non seulement des mesures de sécurité essentielles pour combattre l’extrémisme, mais aussi des mesures préventives systématiques qui s’attaquent directement aux causes sous-jacentes qui poussent les individus à se radicaliser et à rejoindre les groupes extrémistes violents.

« Dans un premier temps nous allons essayer de voir les facteurs de vulnérabilité et les risques liés à l’extrémisme violent de façon générale. Nous allons également parcourir le cahier de charge des membres du CIPLEV afin de réellement voir ce qui les attend dans les jours, semaines et mois à venir comme mission. Nous allons également leur donner les informations nécessaires qui leur permettront de mieux s’organiser pour intervenir sur le terrain et ne pas commettre les mêmes erreurs que ceux qui ont voulu travailler sur ce sujet dans le passé », explique Nora AMEDZENU-NOVIEKOU, Coordinatrice de WANEP-Togo.

Les membres du CIPLEV vont également s’atteler à dégager leur plan d’action et leurs axes d’intervention.

« Nous savons aujourd’hui que la question tourne autour de trois grands axes : la question sécuritaire, celle de la cohésion sociale et celle du développement communautaire. Ils sont appelés à voir quelles sont les actions concrètes à mener sur chaque axe pour prévenir cette menace qui est à nos portes », ajoute ma coordinatrice de WANEP-Togo.

La mise en place du CIPLEV répond au souci du gouvernement togolais de répondre aux menaces terroristes et attentats quasi-quotidiens qui secouent certains pays limitrophes du Togo. Cette structure, selon les autorités, a pour mission principale « d’œuvrer à éradiquer ou à réduire sensiblement la propagation de l’extrémisme violent en donnant aux communautés de base les outils et le soutien dont elles ont besoin pour lutter contre ce fléau et de renforcer la coopération et la collaboration entre l’administration, les forces de défense et de sécurité pour une prévention et une lutte efficace ».

La rencontre s’achève le 7 septembre.