Michael LAPSLEY : «le Togo a besoin d’une conversation nationale sur les douleurs et blessures que portent certaines personnes»

(Société Civile Média) – C’est ce que pense Michael LAPSLEY, prêtre anglican et directeur de l’Institut pour la guérison des mémoires, qui présentait aux Togolais samedi 3 août son ouvrage intitulé « Guérir du passé ».

A l’issue de son séjour d’une semaine au Togo, à l’invitation de la branche togolaise de l’Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture (ACAT-Togo), cette victime de l’apartheid a estimé que le Togo, tout comme l’Afrique du Sud, est encore un pays blessé.

« Alors que certains arrivent à avancer, d’autres traînent encore des blessures toute fraîche », confiait-il, estimant que « le fait que le pays a connu un président qui a été assassiné et le fait que plein de gens ont été tués en 2005 prouvent qu’il y a nécessité d’une conversation nationale sur les douleurs et les blessures que portent encore certaines personnes ».

Ouvrage autobiographique de 492 pages, « Guérir du passé » retrace la vie de Michael LAPSLEY, surtout son passé douloureux marqué par l’attentat à la bombe dont il a été victime de la part du régime de l’Apartheid et qui lui a fait perdre ses mains et un œil.

Le livre raconte également l’histoire d’autres personnes qui, en dépit des situations difficiles qu’ils ont vécues, ont réussi à pardonner et ainsi à guérir des blessures que leur a occasionné leur passé douloureux.

« Nous devons apprendre à vivre notre vie, nous ne devons pas être prisonnier de nos bourreaux, de ceux qui nous ont fait mal », a-t-il souligné.

Guérir les cœurs blessés, amener les victimes à pardonner à leurs bourreaux et ainsi à guérir des effets psychologiques et psychiques de leur blessure, tels sont les objectifs du livre « Guérir du passé ».