Photo de famille des participants

Droits de l’Homme: Le Togo se prépare pour le 3ème cycle de l’EPU

(Société Civile Média) – L’exercice est prévu en 2021 mais le Togo ne veut pas se laisser surprendre. Après 2011 et 2016, le pays se prépare déjà pour le prochain Examen Périodique Universel (EPU). A l’initiative du ministère en charge des Droits de l’Homme, une rencontre de trois jours se tient depuis ce mardi 25 juin à Lomé, la capitale togolaise, en vue de la validation du projet de rapport à mi-parcours du pays au titre du 3ème cycle de l’EPU sur la mise en œuvre des recommandations de l’EPU et des organes du traités.

Mis en place par le Conseil des droits de l’homme depuis 2006, l’EPU est une occasion donnée à l’ensemble des Etats membres de l’ONU, à travers un processus participatif et inclusif, de présenter la situation des droits de l’homme dans leur pays respectif, avec pour objectif de promouvoir « l’universalité, l’interdépendance, l’indivisibilité et l’indissociabilité de tous les droits de l’homme ». L’EPU permet d’apprécier les progrès réalisés en matière de promotion des droits de l’homme dans chaque Etat, d’identifier les défis auxquels les Etats sont confrontés et, au besoin, les soutenir.

Alors que le Togo se prépare à participer au prochain Examen, qui se tiendra en 2021, cette rencontre de trois jours sera, pour les participants, l’occasion de mesurer et apprécier les efforts de mise en œuvre des recommandations acceptées lors de la présentation du rapport national en 2016.

EPU 2

De façon spécifique, l’atelier entend permettre d’obtenir un consensus autour des données et informations collectées sur la mise en œuvre des recommandations de l’EPU et des organes de traités ; de refaire le point sur les recommandations de l’EPU et des organes de traités qui sont mises en œuvre et celles qui ne le sont pas encore ; de finaliser le rapport à mi-parcours du Togo au titre de 3è cycle de l’EPU sur la mise en œuvres des recommandations de l’EPU et des organes de traités, en vue de sa soumission au Conseil des Droits de l’Homme.

Les participants vont également valider le projet de rapport à mi-parcours du Togo au titre du 3è cycle de l’EPU sur la mise en œuvre des recommandations de l’EPU et des organes de traités.

« Il s’agira de voir ce que le Togo a fait, les évolutions constatées depuis qu’il a reçu les recommandations de la communauté internationale en 2016. Il est vrai que c’est un exercice facultatif parce que la communauté internationale n’exige pas des Etats qu’ils soumettent un rapport à mi-parcours. Mais cette pratique est une bonne chose et le Togo s’y est engagé depuis le premier cycle. Et puisque nous avons déjà fait la moitié du chemin depuis que le pays a passé le second cycle, le gouvernement a jugé utile de soumettre une deuxième fois un rapport à mi-parcours », explique Blaise Komlan NARTEH-MESSAN, Directeur de cabinet du ministère en charge des Droits de l’Homme.