Togo-Elections locales: Le CDFDH met en place un pool d’acteurs pour la surveillance des droits de l’Homme

(Société Civile Média) – Au Togo, les périodes électorales sont souvent considérées comme des périodes à haut risque d’affrontements politiques. Et les élections locales, prévues le 30 juin prochain, attirent déjà l’attention de bien d’acteurs. Au Centre de Documentation et de Formation sur les Droits de l’Homme (CDFDH), on se mobilise pour la mise en place d’un dispositif de surveillance et de documentation des cas de violations de droits de l’homme avant, pendant et après les locales.

C’est ainsi qu’à l’initiative de cette organisation, plus d’une vingtaine de points focaux régionaux et analystes ont été formés sur la surveillance des droits de l’homme les 6 et 7 juin. La formation, qui a a reçu l’appui technique et financier de l’Open Society Initiative for the West Africa (OSIWA) et du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), a permis de consolider un pool d’acteurs de défense de droits de l’Homme pour une contribution plus efficace à la protection des droits de l’Homme dans les six régions du Togo avant, pendant et après les prochaines élections locales.

« Cet atelier a été pour nous une occasion de réunir les acteurs de notre réseau national de défenseurs des droits de l’Homme dénommé WATCH et de les outiller non seulement pour faire le monitoring des droits de l’homme de façon générale, mais aussi pour faire une meilleure observation des droits de l’homme lors des prochaines locales », explique Godwin ETSE, Directeur exécutif du CDFDH.

Des acteurs désormais aguerris

Grâce à la rencontre, 13 points focaux régionaux ont été formés et sont aptes à former et encadrer à leur tour les moniteurs des droits de l’Homme et observateurs de leurs régions dans la surveillance et la documentation des cas de violation des droits de l’Homme avant, pendant et après les élections locales de 2019. Aussi, 10 analystes des droits de l’Homme ont été outillés pour la centralisation des violations identifiées, leur traitement et leur analyse en vue de proposer des réponses adéquates. Par ailleurs, les principaux défis liés aux droits de l’Homme dans les 6 régions ont été analysés et des réponses proposées.

Chargé de projet et assistance juridique de Creuset-Togo, une organisation qui œuvre pour la défense des droits des enfants dans les régions Centrale et de la Kara, Juste NIMNORA est désormais aguerris pour défendre les droits de l’homme avec un peu plus de professionnalisme.

« En tant qu’acteur de protection des droits des droits de l’homme, je me réjouis de savoir que je fais désormais partie d’une équipe solide et ayant eu les outils sur les stratégies efficaces à adopter pour être de plus en plus objectifs et professionnels dans notre mission de protection et de promotion des droits de l’homme », fait savoir le point focal Sokodé. Comme les autres points focaux, M. NIMNORA est désormais apte à former et encadrer les moniteurs des droits de l’Homme et observateurs de sa régions dans la surveillance et la documentation des cas de violation des droits de l’Homme avant, pendant et après les élections locales de 2019.

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« Cette rencontre est venue à point nommé pour nous donner des moyens, les outils nécessaires pour bien mener nos activités surtout avec l’approche d’Identification, de traitement, de réponse et d’évaluation que nous avons apprise », se réjouit de son côté le Père Dieudonné DOUTI, point focal Dapaong et représentant la Conférence Episcopale Justice et Paix (CEJP).

En plus de tout ce qu’il a appris lors de l’atelier, François ABILIMOU de Solidarité Internationale pour le Bien-être Communautaire (SIBEC-Togo) et point focal Kara, trouve particulièrement intéressant le réseau que forment les différents points focaux et analystes pour travailler sur la thématique des droits de l’homme.

« On se réjouit, en tant qu’acteurs, de savoir qu’on peut évoluer ensemble dans la poursuite de certains objectifs. Parce que très souvent, les actions éparses ne donnent pas beaucoup de résultats. Nous mettre en réseau permettra certainement de mieux faire le travail et d’avoir de meilleurs résultats », indique-t-il.

La rencontre, il faut le noter, a également servi à valider le travail que fait le CDFDH en guise de contribution des défenseurs togolais à l’examen du Togo devant le Comité contre la torture. L’atelier a donc servi à rendre disponible un rapport alternatif sur les principaux sujets de préoccupation relatifs à la lutte contre la torture au Togo.

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