UCJG 1

Togo: Des acteurs de la chaîne pénale formés pour mieux respecter les droits des détenus

(Société Civile Média) – Ils sont magistrats, avocats, officiers de police judiciaire et fonctionnaire des services pénitentiaires. Tous sont des acteurs de la chaîne pénale. A l’initiative de l’Union Chrétienne des Jeunes Gens (UCJG/YWCA), ils reçoivent, depuis ce jeudi 23 mai, une formation visant à leur permettre de maîtriser le contenu du nouveau Code pénal. L’idée est de leur donner les outils pouvant les aider à mieux respecter les droits des personnes privées de liberté.

D’après les responsables de l’UCJG/YWCA, les acteurs de la chaîne pénale étant ceux qui décident du sort des détenus, il est important qu’ils maîtrisent le contenu du nouveau Code pénal. La rencontre, prévue sur deux jours, se veut donc un cadre d’échanges pour attirer leur attention sur les changements majeurs contenus dans le nouveau document pour une meilleure protection des droits humains en fonction des instruments internationaux auxquels le Togo est partie.

Il s’agit également de rappeler à ces acteurs le rôle important qu’ils jouent dans la protection des droits fondamentaux des citoyens interpellés ou privés de liberté, et ce conformément à l’esprit du nouveau Code pénal.

« Le nouveau Code pénal date de fin 2015, ce qui veut dire que tous les acteurs ne sont pas forcément au courant de son contenu, d’où la nécessité de leur permettre d’avoir une idée de ce qu’il contient », explique Franck GAFAN, responsable des programmes à UCJG/YWCA.

Remise symbolique des exemplaires du Nouveau Code aux ministères concernés
Remise symbolique des exemplaires du Nouveau Code aux ministères concernés

Pour permettre aux acteurs d’avoir un accès plus facile au contenu du Nouveau Code pénal, l’UCJG a résumé le document dans un petit livret qui résume les grandes infractions usuelles. Le livret, intitulé « Code pénal togolais, l’essentiel de ce qu’il faut savoir », a été imprimé en plusieurs exemplaires et remis symboliquement à l’ouverture des travaux de l’atelier aux représentants des ministères en charge de la Justice, de la Sécurité et des Droits de l’homme. L’objectif poursuivi par cette démarche est de contribuer aux efforts des autorités en vue d’améliorer les conditions de détention et d’accélérer la procédure judiciaire.

« Pour les acteurs de la chaîne pénale, il est encore plus important qu’ils soient au courant de ce que contient ce document. Il y a beaucoup de nouveaux articles répondant aux normes internationales qui y figurent. Ils doivent donc les connaître pour pouvoir en faire un bon usage », ajoute M. GAFAN.

Ce séminaire organisé par l’UCJG, il faut le rappeler, se situe dans le cadre du projet « Protection et réhabilitation des Jeunes vulnérables au Togo » mis en œuvre par cette organisation depuis 2015 à Kara, Sokodé, Atakpamé et Lomé avec l’appui technique et financier de Y Care International et de Comic Relief. Il prendra fin ce vendredi.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.