Mutilations génitales féminines: 200 millions de femmes et filles touchées, les chiffres-clés !

(Société Civile Média) – Définies comme l’ensemble des interventions qui consistent à altérer ou à léser les organes génitaux de la femme pour des raisons non médicales, les mutilations génitales féminines (MGF) sont reconnues au niveau international comme une violation des droits de la personne. Elles touchent les femmes et de filles dans le monde et sont pratiquées principalement sur des jeunes filles entre la petite enfance et l’âge de 15 ans. Au-delà de la violence de ces pratiques, ces mutilations peuvent également avoir de très lourdes conséquences sur la santé des femmes et des filles, comme entraîner des infections, une infertilité, des complications à l’accouchement, voire un décès. Quelles sont les régions du monde concernées par cette pratique ? Combien de personnes touche-t-elle ? Allons à la découverte des chiffres clés concernant les MGF.

CHIFFRES-CLES: 

– 200 millions de filles et de femmes seraient touchées par les mutilations génitales dans le monde, l’une des formes que peut prendre les violences sexistes et sexuelles faites aux femmes. C’est pour lutter contre ce fléau mondial que l’Organisation des Nations unies a décrété, le 6 février, la Journée internationale de la tolérance zéro à l’égard des mutilations génitales féminines.

– De nombreux pays d’Afrique sont concernés par ces violences sexuelles à l’égard des petites filles, notamment en Éthiopie, en Mauritanie, en Somalie ou encore en Guinée. Mais ce continent n’est pas la seule région du monde où se pratiquent les mutilations génitales. Au Moyen-Orient et Proche-Orient (comme en Égypte, en Irak, au Yémen), en Asie (Indonésie, Malaisie) et en Amérique latine, les filles et les femmes doivent aussi faire face à ces violences.

– D’ici à 2030, on estime que 68 millions de filles dans le monde subiront des mutilations génitales féminines si l’on n’accélère pas les efforts visant à éliminer ces pratiques néfastes.

– Les pays qui présentent les plus haut taux de prévalence de cette pratique parmi les filles et les femmes âgées de 15 à 49 ans sont la Somalie (98%), la Guinée (97%), Djibouti (93%) et l’Égypte (87%).

– Les mutilations génitales féminines sont pratiquées principalement sur des jeunes filles entre la petite enfance et l’âge de 15 ans.

– Les filles qui subissent des mutilations génitales féminines font face à des complications à court terme telles que douleur intense, saignements excessifs, infections et difficultés à uriner, ainsi qu’à des conséquences à long terme pour leur santé sexuelle et reproductive et leur santé mentale.

– Les mutilations génitales féminines sont enracinées dans les inégalités de genre et les déséquilibres de pouvoir entre hommes et femmes. Elles les maintiennent en limitant les possibilités pour les filles et les femmes d’exercer leurs droits et de réaliser leur plein potentiel en termes de santé, d’éducation et de revenus.

– Les objectifs de développement durable, et plus particulièrement l’Objectif 5, appellent à mettre un terme aux mutilations génitales féminines d’ici à 2030. La cible 5.3 vise à « Éliminer toutes les pratiques préjudiciables, telles que le mariage des enfants, le mariage précoce ou forcé et la mutilation génitale féminine. »

– L’élimination des mutilations génitales féminines est une étape cruciale vers la réalisation des autres objectifs de développement durable, qui mettent l’accent sur la santé et le bien-être, la maternité sans risque, une éducation de qualité, des sociétés inclusives et la croissance économique.

– L’élimination des mutilations génitales féminines a fait l’objet de nombreux appels de la part d’organisations intergouvernementales, notamment l’Union Africaine, l’Union Européenne et l’Organisation de la Coopération Islamique. Elle a également fait l’objet de trois résolutions de l’Assemblée générale des Nations Unies.

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