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JMA 2018: La FAO appelle à agir pour atteindre l’objectif « Faim zéro en 2030 »

(Société Civile Média) – « La Faim zéro en 2030, c’est possible », c’est par ce slogan que l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) entend célébrer, le 16 octobre prochain, la Journée mondiale de l’alimentation. Une journée qui souligne l’importance d’intensifier les efforts visant à éradiquer la faim dans le monde. Au Togo, les activités liées à cette célébration ont commencé samedi avec une caravane qui a sillonné les artères de la ville de Lomé, suivie d’une rencontre avec les médias organisée conjointement par la représentation de la FAO et le ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche.

A en croire Oyétoundé DJIWA, représentant du représentant résident de la FAO au Togo, plus qu’auparavant, une pression pèse sur la politique de lutte contre la faim. Et pour cause, les conflits, les événements climatiques extrêmes liés au changement climatique, les récessions économiques sont autant de facteurs qui rendent plus difficile l’atteinte de l’objectif la faim zéro. Voilà pourquoi la FAO a tenue à lancer un cri de détresse à l’endroit des dirigeants du monde à tous cultiver la paix et à œuvrer pour assurer la sécurité alimentaire pour la population dans son ensemble.

« Quand on regarde de très près les ODD dans le monde, on se rend compte qu’ils sont regroupés en quatre : l’humanité, la prospérité, la planète et la paix. Le thème de la JMA de cette année montre le lien entre la question de la faim et la paix. L’instabilité, les troubles, les guerres mettent à mal la progression du monde vers l’objectif 2030 qui est d’éliminer la faim », a-t-il fait remarquer.

Une vue des participants à la conférence de presse
Une vue des participants à la conférence de presse

Autre facteur qui compromet les efforts accomplis jusque-là en vue de lutter contre la faim et la malnutrition, la hausse des cas de surpoids et d’obésité. 1,9 milliard de personnes sont en surpoids dont 672 millions d’adultes obèses. M. DJIWA a donc appelé à un effort collectif en vue de créer des opportunités qui permettront à tout le monde de manger à sa faim. C’est selon lui, la raison pour laquelle la FAO s’engage dans la lutte contre le gaspillage alimentaire à compter de cette année, dans l’optique d’agir pour l’avenir.

« On ne doit servir à  chaque fois que la quantité de repas qu’on peut manger. Ceci permettra de donner de la nourriture à d’autres personnes qui sont en manque et qui en ont besoin. C’est la formule la plus adéquate qui facilitera la lutte contre le gaspillage alimentaire », a-t-il souhaité.

« La production alimentaire dans le monde est suffisante pour que chacun puisse se nourrir. La seule condition est que le principe du non gaspillage alimentaire soit respecté », a renchéri  de son côté Kolani DONDJOGUE, Directeur de cabinet du ministère en charge de l’agriculture. Et d’ajouter que  821 millions de personnes souffrent de faim chronique actuellement dans le monde.

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