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L’UAC plaide pour le respect des droits des passagers du transport aérien en Afrique

(Société Civile Média) – Prix des titres de transports trop élevés, offres réduites, retards considérables et surréservations, annulation de vols sans avertissement, impositions de pénalités élevées, les désagréments qu’infligent les compagnies aériennes africaines à leurs passagers sont multiples et ne sont malheureusement pas prêt de s’arrêter. Face à cette situation et après avoir reçu plusieurs plaintes, l’Union Africaine des Consommateurs (UAC) entend se battre pour éviter aux voyageurs ces ennuis qui, souvent, leur portent préjudice.

La non assistance aux passagers pour obtention de visa de transit pour une prise en charge dans un hôtel, la spoliation des bagages non parvenus, la fermeture prématurée de vols dans certains pays ou encore le manque de courtoisie et d’assistance envers les passagers dans les escales sont, entre autres, d’autres formes de violations des droits des clients par les compagnies aériennes. Tout ça, alors qu’il existe une réglementation sur les droits des passagers dans l’espace Union Africaine (UA). Mais force est de constater que ces règlements, notamment celui portant sur la protection des consommateurs, n’est pas respecté par la plupart des compagnies opérant en Afrique.

« Ce règlement fait obligation aux compagnies aériennes de maintenir une couverture d’assurance au tiers adéquate, de pratiquer la non-discrimination entre les passagers, de recueillir les coordonnées et de communiquer des informations aux passages », explique Daouda Elhadj Adam (photo, au milieu), président de l’UAC, au cours d’une conférence de presse organisés le13 septembre dernier à Lomé autour du thème « les droits des passagers du transport aérien en Afrique ». Une rencontre organisée en collaboration avec l’Association Togolaise des Consommateurs (ATC) et la Ligue des Consommateurs du Togo (LCT).

Et d’ajouter que le règlement continental instaure trois principaux droits aux passagers à savoir, le droit au remboursement, le droit d’être réacheminé et le droit à une indemnisation qui varie de 250 dollars US à 600 dollars US en fonction des heures de retard de vol.

L’UAC et ses membres entendent donc battre campagne au niveau des pays et au niveau régional pour mobiliser les instances publiques compétentes afin de faire respecter les droits des passagers et plaider pour le renforcement des règlements qui les protègent. Ceci, dans la perspective de la mise en œuvre du marché unique du transport aérien en Afrique.

« Nous comptons assurer le monitoring de ces mesures afin de nous assurer de l’impact de la libéralisation de cet important secteur en faveur des citoyens consommateurs de notre région africaine », a rassuré le président de l’UAC. Pour lui, la libéralisation du secteur aérien en Afrique doit se traduire par des baisses importantes de coût de billet d’avion ; l’amélioration de la qualité des prestations par le respect des droits des passagers et l’amélioration de l’offre de transport aérien sur le continent.

Créé le 21 juillet 2015 à Ndjamena (Tchad) en marge du Forum Panafricain sur la protection des consommateurs,  l’UAC est une organisation à but non lucratif et fédératrice des associations de consommateurs d’Afrique. Il s’agit d’une plateforme d’échanges, de concertation et d’actions sur les questions de consommation. A ce jour, l’UAC compte 26 membres de 25 pays d’Afrique, toutes les sous régions confondues.

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