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Togo: L’OPDDH appelle les autorités à « s’abstenir de toute forme de harcèlement » à l’encontre des défenseurs des droits de l’Homme

(Société Civile Média) – La suite judiciaire que le gouvernement togolais dit réserver au rapport publié par la Ligue Togolaise des Droits de l’Homme (LTDH) le 30 juillet dernier inquiète l’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme. Réagissant à cette situation ce lundi  à travers un communiqué publié sur le site officiel de la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH), cette structure, partenariat de la FIDH et de l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT), se dit préoccupée par « ces menaces de criminalisation à l’encontre de la LTDH et de ses membres, dans un contexte de harcèlement croissant visant les défenseurs togolais ».

Tout en rappelant le sort réservé à Assiba Johnson, président du Regroupement des jeunes Africains pour la démocratie et le développement, section-Togo (REJADD-Togo), inculpé de « diffusion de fausses nouvelles » et « outrage aux autorités publiques » suite à la publication, en février dernier, d’un rapport sur la répression des marches pacifiques du 19 août 2017 au 20 janvier 2018, l’Observatoire « appelle les autorités togolaises à s’abstenir de toute forme de harcèlement à l’encontre des ONG et défenseurs au Togo, et à se conformer en toutes circonstances aux normes régionales et internationales relatives à la liberté d’expression et d’information ».

L’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme, il faut le rappeler, a vocation à protéger les défenseurs des droits de l’Homme victimes de violations et à leur apporter une aide aussi concrète que possible. La FIDH et l’OMCT sont membres de ProtectDefenders.eu, le mécanisme de l’Union européenne pour les défenseurs des droits de l’Homme mis en œuvre par la société civile internationale.

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